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ACCADEMICI OCCULTI, Rime degli Accademici occulti (1568)

RIME | de gli academici | occvlti | con le loro imprese | et discorso. | [emblème : intvs non extra.] | in brescia. | mdlxviii.
[souscription : IN | BRESCIA, | appresso vincenzo | di sabbio. | mdlxviii.]

In-4°, feuillets signés [6] **4 *4 A-G4 GG-HH4 II6 KK-LL4 [6], numérotés 1-126 (i.e. 128). Caractères italiques pour les discorsi et romains pour les compositions poétiques. Page de titre avec xylographie en pleine page représentant la figure mythologique du Silène et diverses figures mythologiques.

Nous avons peu d’informations sur les origines de l’Accademia degli Occulti. Elle fut vraisemblablement fondée aux aletours de la moitié du XVIe siècle par trois érudits de Brescia, en Lombardie : le gréciste et latiniste Girolamo Bornati, le mathématicien Conte Alfonso Capriolo e le poète Giulio Martinengo, et connut une activité discontinue jusqu’en 1623.
L’anthologie des Rime de gli academici occulti fut réunie sur l’initiative de l’académicien Bartolomeo Arnigio (1523-1577) dit « il Solingo ». Dans la dédicace « Alla valorosissima et illustre sig. la signora Barbara Calina » l’intention de la publication est revendiquée : faire connaître le prestige et la beauté des femmes de la cité, qui sont la raison de leurs rimes.
La figure mythologique du « Sileno » (le Silène, figure mythologique à la forme humaine et aux oreilles, queue et pattes de cheval), choisie pour sa perfection et sa longévité, apparaît sur la page de couverture, accompagnée de la devise de l’académie « Intus non extra » : de l’intérieur et non de l’extérieur. Ce choix, porté par l’académicien Alfonso Capriolo dit « il Chiuso », est expliqué dans le Discorso intorno al Sileno, impresa de gli academici occulti : « Nous nous efforçons d’embellir ce qui est à l’intérieur et, ainsi, d’être semblables à Socrate et différents de ceux qui, ne cultivant que le corps, cachent une âme contaminée et bestiale. Avec ce Silène, qui a première vue est abjecte, matérialiste et ridicule, nous montrons que sous un voile de fables, de paraboles ou d’amours, notre intellect est toujours voué à occulter les choses lointaines des jugements trompeurs des peuples ».
Le volume contient les « discours » des accadémiciens intercalés de compositions poétiques de : Girolamo Bornato « l’Abstruso » (2 sonnets, 1 chanson, 2 madrigaux, 1 églogue), Pietro Antonio Soncino « l’Adombrato » (14 sonnets, 2 chansons, 3 madrigaux), Alberto Lollio « l’Arcano » (sans compositions poétiques), Conte Alfonso Cauriuolo « il Chiuso (27 sonnets, 1 sextine), Francesco Ricchino « il Desioso » (12 sonnets), Agostin Gallo « l’Incognito » (1 sonnet), Antonio Querengo « l’Intricato » (12 sonnets), Giovanni Antonio Taglietti « il Notturno » (16 sonnets, 1 madrigal), Cesare Ducco « il Nubiloso » (15 sonnets, 1 chanson), Conte Carlo da S. Bonifacio « l’Offuscato » (4 sonnets), Thomaso Porcachi « l’Oscuro » (14 sonnets), Lodovico Federici « il Sepolto » (15 sonnets, 1 sextine), Bartolomeo Arnigio « il Solingo » (4 chansons, 44 sonnets, 1 madrigal, 2 sextines), Diomede Sala « il Sommerso » (18 sonnets), Giulio Martinengo « il Transformato » (9 sonnets, 1 chanson, 2 madrigaux, 2 sextine).

Hauteur : 240. Parchemin rigide.

Provenance : ex-libris « Biblioteca Terzi » (cf. fiche Editef).

Edit16 (54 exemplaires) ; Editef ; Short-Title p. 935 ; M. Maylender, Storia delle Accademie d’Italia, Bologna, Forni, 1977, vol. IV, pp. 87-91 ; James Gougal Fleming, "The Art of the Field" in The Invention of Discovery 1500-1700, Surrey, 2011.), Landwehr 10 ; Praz pp. 77 ; 246 ; Vaganay 1568, 4.

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