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ALAMANNI (Luigi), La Flora (1601)

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la flora/ COMEDIA/ del sig. lvigi/ alamanni,/ Gentil’huomo Fiorentino./ Nvovamente Ristampata./ [fleuron]/ [marque : festina lente]/ in firenze,/ Nella Stamperia di Michelagnolo Sermartelli./ l’Anno m dc i.

In-8° [32] feuillets signés A-D8 paginés (1-3) 4-64. Marque sur le titre (40 mm) ; bandeaux typographiques ; lettrines ; caractères romains.

Composée à Paris au cours du printemps 1549, soumise à Benedetto Varchi, la comédie La Flora fut représentée le 16 février 1555 [1556 n.s.] à Fontainebleau, ainsi que l’indique dans une lettre Bernardo Buoninsegni, agent de Sienne à la cour de France :

Lassavo di dirli, che domane si recita a Fontanableo una bella commedia del signor Luigi Alamanni intitolata Flora per rappresentar Firenze ; e n’è concorso ciascuno a vederla ; noi siamo restati, non parendoci d’haver pensieri da commedie. [1]

Le prologue met en scène l’Obéissance s’adressant à Henri II et à Catherine de Médicis. L’agent des marquis de Montferrat, Stefano Guazzo, alors à la cour, aurait interprété un des personnages. L’intrigue, classique, adapte librement des thèmes de Plaute et de Térence, et les combine dans un cadre tiré du Decamerone de Boccace. Alamanni tente de retrouver le mètre comique des anciens en utilisant une alternance de sénaires et d’octonaires ïambiques.

Le poète ne se préoccupa guère de faire imprimer sa pièce. Une copie parvint à Florence, par l’intermédiaire de Giovanni Berti ; la compagnia de San Bernardino da Castello représenta la Flora, avec des intermèdes d’Andrea Lori. Celui-ci fit ensuite imprimer la pièce par Torrentino, en 1556, pourvue d’une dédicace à Filippo Salviati, neveu du poète. La pièce connut une seconde édition en 1601, procurée par Alessandro Signoretti, avec une dédicace à Piero Gamberelli, sans les intermèdes.

Hauteur : 150 mm. Demi-basane fauve, dos à quatre nerfs, ornés, plats de papier marbré (reliure moderne).

Provenance : cachet Biblioteca Luca G. Mimbelli, Livorno ; autre cachet S ; ex-libris gravé M. e L. Sordelli.

→ Gamba, 1183 ; Brunet I, 126 ; Clubb, 56.

[1Cité par H. Hauvette, Luigi Alamanni, p. 141.

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