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ARIOSTO (Lodovico), Comedie (1562-1570)

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[cartouche] comedie/ DI M. LODOVICO/ ariosto, cioè,/ Suppositi, la Cassaria, la Lena,/ il Negromante, & la Scolastica/ [fleuron]/ di nvovo ristampate/ & con somma diligenza, ricorrette,/ per Thomaso Porcacchi./ [marque : g g f et devise]/ in vinegia appresso gabriel/ giolito de’ ferrari./ m d l x ii.

5 parties en un volume in-12 : [42] feuillets signés A-C12 D6 chiffrés 41 [I] ; [54] feuillets signés A-D12 E6 chiffrés 54 ; [30] feuillets signés A-B12 C6 chiffrés 30 ; [36] feuillets signés A-C12 chiffrés 36 ; [48] feuillets signés A-D12 chiffrés 48. Marque sur le titre (38 mm ; Zappella, 535-537), et sur le dernier f. (46 mm), d’un autre type sur [II] ; bandeaux typographiques, lettrines, caractères italiques.

Première édition collective des comédies « piene d’ingegno, di essempi, di facetie, et di tratti bellissimi » de l’Arioste, procurée par Tommaso Porcacchi [1], « ristrette in un volume per commodità de’gentili intelletti », et dédiée à Severino Ciceri. Sous un titre commun, il s’agit en fait de la réunion de pièces en éditions séparées, ayant chacune un titre et une foliotation propres ; le tome II, contenant la Cassaria, est daté 1570 et a une marque d’un type différent.

Outre I Suppositi, La Lena et Scolastica, le recueil contient La Cassaria et Il Negromante. Créée en 1502, à l’occasion du mariage d’Alfonso I d’Este, duc de Ferrare et de Lucrezia Borgia, la Cassaria, dont l’argument est celui de la cassette dérobée à un père avare, fut représentée à la cour de Ferrare en mars 1508, en une première version en prose ; celle-ci fut imprimée à Ferrare, vers 1510 et plusieurs fois réimprimée jusqu’en 1587 (Venise, Bindoni et Pasini, 1537, Zoppino, 1538, Bindoni, 1542). L’Arioste récrivit sa pièce en vers dans les années 1529-1530, et lui donna un nouveau prologue. Cette dernière version fut publiée par Giolito de’ Ferrari en 1546, sur un manuscrit transmis par Virginio Ariosto, et réimprimée en 1560 et 1570.

Le Negromante, peut-être composé dès 1509, fut dédié au pape Léon X en janvier 1520 ; la pièce, représentée à l’occasion du carnaval, à Ferrare, en 1528, ne fut imprimée qu’en 1535, par le même imprimeur que La Lena. Elle fut l’objet d’une édition revisée, procurée par Lodovico Dolce sur un manuscrit de l’auteur transmis par les héritiers de celui-ci, et imprimée pour la première fois par Giolito en 1551 ; une seconde édition parut dans le volume collectif publié à la date de 1562. Jean de La Taille en donna une adaptation française, publiée à la suite de La Famine ou les Gabéonites (Paris, F. Morel, 1573).

Hauteur 134 mm. Parchemin rigide, dos à 3 nerfs, orné de filets et de fleurons dorés, pièce de titre (reliure du XVIIIe siècle). Relié avec Parabosco, Comedie, Venise, Giolito de’ Ferrari, 1560-1567.

→ Brunet, I, 447 ; Agnelli-Ravegnani, II, 79-80, 90 (La Cassaria) et 123-124 (Il Negromante) ; Edit XVI A-2481 (19 exemplaires) ; Clubb, 89 ; BL, 38 ; Bregoli Russo, 77 ; Boullier, 37 ; Ascarelli-Menato, p. 373-375 ; Mango, 27bis (Suppositi), 28bis (Cassaria), 36 (Il Negromante), 37 (La Lena), 60 (Scolastica).

[1Originaire de Castiglione en Toscane, Tommaso Porcacchi fut introduit auprès de Gabriele Giolito en 1556 par Ludovico Domenichi. Homme de lettres de métier, polygraphe, comme Dolce et Domenichi auxquels il succéda, il s’occupa de nombreux travaux de librairie, éditions de textes littéraires en langue vernaculaire et traductions d’ouvrages historiques, auxquels il ajouta deux ouvrages plus ambitieux, le recueil des Isole più famose del mondo (Venise, Simone Galignani & Girolamo Porro, 1572), et surtout les Funerali antichi (ibid., 1574).

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