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ARIOSTO (Lodovico), I Suppositi (1551)

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I SVPPOSITI/ comedia di m. lo/dovico ariosto,/ da lvi medesimo rifor-/mata, & ridotta in uersi./ [fleuron typographique]/ con privilegio../ [marque g g f et devise]/ in vinegia appresso gabriel/ giolito de ferrari,/ e fratelli./ m d l i.

In-12 [48] feuillets signés A-D12 chiffrés 43 [V dont 4 blancs] ; (10) mal chiffré 12, (12) 11. marque sur le titre g g f (52 mm ; Zappella, 535) ; autre au f. D8 v° (46 mm) ; fleurons ; lettrines ; caractères italiques.

La comédie des Suppositi, en prose, offre une intrigue tirée en partie de l’Eunnuchus de Plaute, et des Captivi combinés avec un épisode du Decamerone (VII, 7). Elle repose sur le déguisement du personnage principal, Erostrato, qui lui permet de vivre avec la femme aimée. Elle fut représentée au carnaval de 1509, et imprimée à Ferrare, probablement par Mazzoco ; cette version connut au moins 11 éditions jusqu’en 1587. La version en vers fut imprimée par Gabriele Giolito en 1551, établie sur un manuscrit fourni par Virginio Ariosto [1], le fils de l’auteur.

La comédie de l’Arioste fut traduite en français par Jacques Bourgeois, sous le titre de Comédie très-élégante en laquelle sont contenus les amours recréatives d’Erostrate fils de Philogone de Catanie et de Polymneste fille de Damon (Paris, Jeanne de Marnef, 1545). Une seconde traduction, due à Jean-Pierre de Mesmes, La Comédie des Supposez, fut publiée en 1552 (Paris, Etienne Groulleau ; seconde émission, Paris, Jérôme de Marnef et la veuve Cavellat, 1585).

Hauteur : 132 mm. Parchemin rigide, tranches mouchetées (reliure du XVIIIe siècle). A la suite, trois autres pièces, La Lena, Scolastica et Flavio Alberto Lollio, Gli Adelphi di Publio Terentio (Venise, G. Giolito, 1554).

Provenance : ex-libris armorié (62 x 82 mm) des princes Liechtenstein ; ancienne mention de prix sur la garde costò £. 3. [cfr. Medicea Laurenziana, 375, 390 ; cette mention, avec, le cas échéant, le prix de la reliure, est habituelle sur les volumes des princes Liechtenstein et accompagne leur ex-libris ; voir catalogue « Betulla » de la Librairie Fiammetta Soave, Rome, n° 21, sur Caro, Apologia, 1558].

→ Quadrio, V, 149 ; Brunet, I, 446 ; Bongi, I, p. 340-341 ; Mango, p. 91-93, 27bis ; Clubb, 118 ; Bregoli Russo, 67, 70, 76 ; Agnelli-Ravegnani, II, 103 ; Edit XVI A-2427 (19 exemplaires) ; Ascarelli-Menato, p. 373-375 ; Panizzi, 310.

[1Fils naturel de l’Arioste et d’Orsola Sassomarino, légitimé en 1520, Virginio Ariosto était né en 1509. Chanoine de la cathédrale de Ferrare, il eut lui-même un fils naturel, Giulio (1540-1553). Il mourut en 1560.

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