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BELLENTANI (Giovanni Francesco), La Favola di Pyti e quella di Peristera (1550)

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la favola di pyti/ Et Quella di Peristera/ insieme con qvella di/ Anaxarete, Nella qual con ragioni assai/ leggiadre, si persuade alle Donne/ che debbano essere cortese a/ suoi Amatori./ da m. giovan francesco bel-/lentani da Carpi nuouamente in rima sciolta/ tradotte & descritte./ [marque : Vinconsi con Vertù/ gli Humani affetti.]/ In Bologna per Anselmo Giaccarello./ m. d. l.

In-8° [56] feuillets signés A-G8 chiffrés 55 [I] ; B4 mal signé B3. Marque sur le titre (67 mm) ; une lettrine ; texte en caractères italiques. Le dernier feuillet, blanc ou avec une marque, manque dans l’exemplaire décrit.

Recueil de trois épisodes mythologiques en endecasillabi sciolti adaptés des Métamorphoses d’Ovide (livre XIV), dédié au cardinal Cristoforo Madruzzo, évêque de Trente (1539-1567) et de Bressanone (1548-1578), gouverneur de Milan, créé cardinal en 1543 [1]. Les trois épisodes, dont celui d’Anaxareté, sont insérés dans un cadre narratif à caractère autobiographique, dans lequel le poète indique les motifs qui l’ont poussé à composer ces fables : successivement l’absence de la dame aimée, le loisir au milieu de fatigosi studi, et un reproche à la dame aimée, trop réservée. S’ajoute un but didactique, rendre ces épisodes mythologiques accessibles au lecteur italien ignorant la langue latine :

  • Già non intendo di Pelide l’ira
  • Né gran gesti cantar con toschi versi,
  • Ma sol di Pyti l’infelice fine,
  • Di Pyti a cui si nocque l’essere bella,
  • Che dal fiero Acquilon fu spinta a morte,
  • Onde è ben dritto che sua fama occolta
  • Et chiara a pochi già fuor ch’ al Peneo
  • Homai nota si faccia al Tebro e a l’Arno. (f. A3)

Dans son épître de dédicace, Bellentani fait référence à quelques petites œuvres latines et à des annotations aux Métamorphoses d’Ovide, à paraître. Ce commentaire est mentionné par Bernardino Realio, neveu du poète, dans son propre commentaire à Catulle.

Originaire de Correggio, Anselmo Giaccarelli [Zaccarelli] était établi à Bologne comme librarius dès 1539. Il ouvrit une imprimerie en 1547-1548, avec une contribution de 200 livres du Sénat de Bologne, et exerça jusqu’en 1557. Le petit volume de Bellentani a été imprimé par ses soins au même moment que le Libro quarto delle Rime avec lequel il partage le format, la marque, les caractères et le même papier.

Hauteur : 148 mm. Vélin, dos orné de doubles filets dorés, large dentelle dorée sur les plats, fleurons en écoinçons, ovale doré au centre ; remboîtage (reliure italienne de la fin du XVIe siècle).

Provenance : étiquette de la librairie Il Polifilo, Milan.

→ Quadrio, I, 61, VI, 119 (mentionne 3 exemplaires) ; BL, 79 ; Pulega, n° 27 ; Edit XVI B-1071 (10 exemplaires) ; Ascarelli-Menato, p. 57-58.

[1Le portrait de Cristoforo Madruzzo, peint en 1542 par Titien, est conservé à São Paulo (Museu de Arte).

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