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CAPORALI (Cesare), Rime piacevoli (1592)

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rime/ PIACEVOLI/ di m. cesare/ caporali,/ da Perugia,/ Accresciute da altre sue non/ più stampate,/Et con l’aggionta d’alcune parte/ burlesche, & parte graui,/ Di diuersi nobilissimi ingegni ; che nella pri-/ma, & seconda Impressione di questa/ Opera non sono./ con privilegio./ [marque : virtvs secvritatem parit]/ In Parma, Appresso Erasmo Viotti. 1592./ Con licenza de’Superiori.

In-12 [120] feuillets signés +4 A-I12 K8 paginés [VIII] 232. Marque sur le titre (34 mm ; Zappella, 812-813). fleurons, lettrines, caractères italiques.

En publiant les Rime piacevoli de Cesare Caporali (1531-1601) complétées des capitoli de Giovanni Mauro (1490-1536), déjà publiés en 1548 (voir Il primo libro delle opere burlesche, Florence, B. Giunti, 1548.), le libraire Viotti avait conscience de l’aspect un peu grèle du volume qu’il proposait, et en ajoutant des pièces de divers auteurs, il pouvait en faire une véritable recueil collectif très original qui allait connaître un réel succès.

Les cinq capitoli de Cesare Caporali (la Descrittione d’un suo viaggio in Parnasso, dédié au cavaliere Canigiani ; un capitolo sopra l’essequie di Mecenate, dédié au grand-duc de Toscane ; Sopra la Corte, adressé à Trifon Benci, gli Avisi di Parnasso, le Capitolo del Pedante), sont ainsi suivis de huit capitoli de Mauro : deux pièces al Prior di Iesi, delle Donne di montagna, del Viaggio di Roma, adressé au duc d’Amalfi, della carestia, une pièce adressée à la Signora Violante Tornielli, della Caccia, une pièce adressée à M. Carlo [Carli Piccolomini] et Gandolfo [Porrino].

Le recueil comprend également des pièces diverses de Filippo Alberti, de Pérouse : un Dialogo fatto ad instanza d’Alessandro d’Este et neuf madrigaux, quatorze sonnets, dont les risposte à des sonnets de Orazio Cardaneto, Ascanio Paolucci, Torquato Tasso, cités ; 17 canzoni ; les pièces sont adressées à Giulio Pallavicino, ou sur la mort du capitaine Costanzo Paolucci, et de Vincenzo Danti ; sonnet de Gherardo Borgogni adressé à Alberti. Suivent un sonnets de Giuliano Goselini au cardinal Sfondrato et un madrigal du même à Merita Trivulzio Sottomaiore [1].

Une dernière section regroupe, outre les pièces de Aurelio Orsi (5), dont un sonnet adressé à Giulio Pallavicino et deux madrigaux à Lelia Pallavicino, celles de divers auteurs : des stances d’Alessandro Pacci au même, des sonnets de Torquato Tasso (‘Tolse Barbara gente il pregio a Roma…’), Giovanni Battista Strozzi (2), Sperone Speroni, du comte de Camerano [2] (2), Oberto Foglietta, du capitan Marcello Nicofante, Brutto da Fano (4), Virgilio Turamino, du cavaliere Guarino (2), Ercole Varani, Carlo Coccapani (2), Stefano Santini (2) ; des pièces diverses de Girolamo Muzio, de Girolamo Casone, Selva (2), Alberto Parma (18, dont 8 sonnets), Francesco Beccuti, dit Coppetta ; huit pièces anonymes. Le volume s’achève sur la Caccia amorosa de Torquato Tasso.

L’édition publiée en 1592 est la troisième, après la première, publiée en 1584 par Viotti à Parme, et en 1585 (Milan, P. Tinti, « terza impressione »), suivi de celle de 1586 (Ferrare, V. Baldini, et Bergame, C. Ventura), augmentée de plusieurs pièces de Muzio, Nicofante et Santini, réimprimée en 1587 (Venise, Bonfadino) et 1591 (Venise, G. Fiorina), l’édition de Ferrare, en 1590, réimprimée en 1592 (Benedetto Mammarello), d’un titre différent et augmentée de pièces du cavaliere dei Rossi, d’Annibal Caro et de Lasca.

Erasmo Viotti succéda à son père Seth Viotti, imprimeur-libraire à Parme. Il exerça entre 1579 et 1611.

Hauteur : 129 mm. Basane rouge, dos à quatre nerfs orné de fleurons dorés, double filet sur les plats et les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure du XIXe siècle).

Provenance : étiquette de la collection Giovanni Puccini Sannini [non recensée par Gelli].

→ Edit XVI C-1194 (6 exemplaires) ; Carpané, p. 784 (4 exemplaires) ; Ascarelli-Menato, p. 80 ; Edizioni tassiane, 80.

[1Fille naturelle de Gianfrancesco Trivulzio (1509-1573), marquis de Vigevano. Elle avait épousé don Francisco Sottomayor.

[2Originaire d’Asti, Federico Asinari (1527-1576), comte de Camerano, après une carrière militaire au service de l’Espagne puis du duc de Savoie, s’était fait connaître comme poète ; il laissa des rime inédites et une tragédie, Il Tancredi principe, qui fut publiée en à Paris, en 1587, sous le titre de Gismonda et faussement attribuée à Torquato Tasso. Il avait épousé en 1547 Costanza Sanseverino d’Aragona.

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