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DANTE, Commedia (1578)

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DANTE/ con l’espositioni/ di christoforo landino,/ et d’alessandro vellvtello./ Sopra la sua Comedia dell’Inferno, del Purgatorio, & del Paradiso./ Con Tauole, Argomenti, & Allegorie, & riformato, riueduto,/ & ridotto alla sua vera Lettura,/ per francesco sansovino fiorentino./ [portrait de Dante]/ in venetia, Appresso Giouambattista Marchio Sessa, & Fratelli. 1578.

[souscription] in venetia/ Appresso gli Heredi di Francesco Rampazetto. Ad instantia di Giouambattista/ Marchio Sessa, & Fratelli m d lxxviii.

In-folio [432] feuillets signés a8 b6 c4 d10 A-V8 X12 Y-Z8 2A-2Z8 3A-3C8 chiffrés [XXVIII] (1) 2-52 53 54-163 164-167 164-287 286-387 288 389-392. Portrait gravé de Dante sur le titre (182 mm ; Zappella, Ritratti, 27) ; marque sur le dernier feuillet (82 mm) ; bandeau au chat ; lettrines ; caractères italiques pour le texte, romains pour le commentaire. Le volume est illustré de 96 gravures sur bois (la plupart environ 126 x 105 mm), dont 12 répétées, qui avaient paru pour la première fois dans l’édition Marcolini de 1544.

Réimpression, avec quelques corrections, de l’édition procurée par Francesco Sansovino en 1564 (Venise, Marchio Sessa), dite, par allusion au portrait du titre, au gran naso. Elle est dédiée à Guglielmo Gonzaga, duc de Mantoue [1]. Fondée sur le texte de l’édition aldine avec une orthographe modernisée, l’édition réunit les deux commentaires de la Commedia les plus importants de la Renaissance, celui de Cristoforo Landino [2] (1424-1498), introduit par une épître de Marsile Ficin qui célèbre la redécouverte de Dante par les Florentins après deux siècles d’oubli : « post duo ferme sæcula iam redivivo, et in patriam restituto, ac denique coronato », et le commentaire du Lucquois Alessandro Vellutello [3], qui illustre le passage de la tradition florentine à une interprétation moderne. Le commentaire de Landino avait été imprimé pour la première fois en 1481 (réimpression à Venise, B. Stagnino pour Giovanni Giolito da Trino, 1536) ; le second avait été publié en 1544 (Venise, Marcolini). Sansovino est l’auteur des arguments et allégories accompagnant chaque chant.

Les illustrations, 96 figures gravées sur bois, reproduisent celles de l’édition Marcolini de 1544. Le portrait du titre est attribué à Vasari ou du moins copié d’après un tableau de Vasari dont on connaît deux versions (Oxford, Oriel College, et Cleveland, Fine Arts Museum). Le volume est édité par Giovanni Battista Sessa, et ses cinq frères, les héritiers de Marchio Sessa le vieux et de Veronica Baron.

Hauteur : 312 mm. Maroquin noir, dos à cinq nerfs orné d’un chiffre doré, filet doré et grand losange de maroquin fauve mosaïqué sur les plats, gardes de moire (reliure moderne).

Provenance : l’exemplaire est entièrement annoté jusqu’au feuillet 285 v° d’une ou de deux mains de l’époque. Bien que l’exemplaire ait été lavé, ces notes, très ressemblantes à la manière et à la graphie du Tasse, sont lisibles. Chiffre de Jean Paul Barbier-Mueller.

→ Gamba, 390 ; Brunet, II, 504 ; De Batines, I, 97-98 ; Cornell, p. 9 ; Mambelli, 49 ; Essling ; 546 ; BL, 210 ; L. Volkmann, Iconografia dantesca, Leipzig, 1897, p. 83-85 ; Kioto, 30 ; Edit XVI A-1058 (43 exemplaires) ; Ascarelli-Menato, p. 327-328.

[1Guglielmo Gonzaga (1538-1587), 3e duc de Mantoue, second fils de Federico Gonzaga ; il avait épousé Eléonore d’Autriche.

[2Né à Florence, d’une famille de Prato, Cristoforo Landino, voué à une carrière juridique, se fit connaître comme poète dès 1441. Il enseigna la rhétorique et la poésie au studio de Florence, où il fit cours sur Pétrarque et sur Dante à côté des classiques. Nommé secrétaire de la chancellerie en 1467, il mourut en 1498.

[3Originaire de Lucques, d’une famille noble, Alessandro Vellutello s’établit à Milan en 1516 puis à Venise en 1521 ; il est surtout connu pour ses commentaires de Pétrarque (Venise, 1525) et de Dante, auxquels s’ajoute un commentaire de Virgile (Venise, 1534).

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