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DI COSTANZO (Angelo), Le Rime (1737)

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Le Rime d’Angelo di Costanzo, Cavaliere Napoletano. Quinta edizione Delle passate molto più illustrata, ed accresciuta. Si sono aggiunte le Rime di Galeazzo di Tarsia, Autore contemporaneo. In Padova. mdccxxxviii. Appresso Giuseppe Comino. Con licenza de’ Superiori.

Grand in-8° [96] feuillets signés A-M8 paginés 186 [VI]. Bandeaux, fleurons, lettrines ; armoiries du comte Volpi sur le verso du dernier feuillet ; texte en caractères romains.

Edition collective des Rime d’Angelo di Costanzo, procurée par Antonio Seghezzi (1706-1743) [1], et dédiée à Gaspare Gozzi (1713-1786). Le volume est composé d’un recueil de 114 sonnets, deux canzoni et trois poèmes en stanze, auquel s’ajoutent des sonnets de proposte ou de risposte dus à Annibal Caro, Ferrante Carafa (3), Giovanni Antonio Carafa, Matteo Montenero, Giovanni Luigi Riccio, Lodovico Paterno (2), Berardino Rota (2), Antonio Terminio, Benedetto dell’Uva, ainsi que les sonnets d’hommage adressées à Costanzo par Scipione Ammirato (et un capitolo), Ferrante Carafa, Alessandro Flaminio (2), Pietro Massolo, Lodovico Paterno (2), Giovanni Luigi Riccio, Girolamo Ruscelli, Muzio Sforza, Antonio Terminio, Laura Terracina. Suivent les lettres adressées par Costanzo à Pietro Aretino et à Berardino Rota (3), et les lettres adressées à Costanzo par Giulio Cesare Capaccio (2), Annibal Caro, Tommaso Costo (2), ainsi que les neuf compositions latines de Costanzo et une pièce De obitu filii adressée à Costanzo par Rota. Une seconde partie donne l’édition des Rime de Galeazzo di Tarsia (1520-1553), 34 sonnets et une canzone.

Si l’œuvre principale d’Angelo di Costanzo fut bien son Istoria, un grand prestige s’attacha à sa production lyrique, empreinte de gravité et hautaine dans son expression. Celle-ci s’insérait dans une tradition napolitaine, illustrée par Sannazaro, et, quelques pièces de circonstances ou politiques mises à part, elle se rattachait, de façon plus générale, au modèle pétrarquiste, développant un thème amoureux dans la forme privilégiée du sonnet. Costanzo fut considéré comme un véritable innovateur dans cette forme, qu’il plia à une grande expressivité par l’usage systématique de l’enjambement et un emploi rigoureux des images.

Costanzo fut en fait redécouvert par les poètes de l’Arcadie et considéré comme un modèle, au même titre que Della Casa. La première édition de ses Rime fut publiée en 1709 (Bologne, Pietro Barbiolli). Comino fit paraître deux éditions en 1712 et 1723, avant celle-ci, la plus complète, dont il existe une seconde émission à la date de 1738. Une édition intégrale établie sur un manuscrit de la bibliothèque de Salvatore Betti fut procurée par Achille Gallo, qui, identifiant à Vittoria Colonna la dame à qui Costanzo avait dédié son canzoniere, distingua arbitrairement les pièces in vita des pièces in morte sur le modèle du canzoniere pétrarquien. L’édition de 1737 est imprimée par Giuseppe Comino. En 1717, Giovanni Antonio et Gaetano Volpi avaient fondé à Padoue une maison d’édition spécialisée dans les ouvrages de littérature et de théologie. Ils associèrent l’imprimeur Giuseppe Comino à leur entreprise [2].

Hauteur : 177 mm ; exemplaire entièrement imprimé sur papier bleu. Demi-maroquin rouge, dos à cinq nerfs, orné à la grotesque, plats de carton rouge, encadrés d’un triple filet doré, tranches dorées.

Provenance : ex-libris imprimé Franco Giorgio [non recensé par Gelli].

→ Gamba, 1340 ; Brunet, II, 321 (1738) ; Vaganay (1728) ; Hastings Jackson, 222a (1738).

[1Lettré et érudit vénitien, il procura les éditions des Lettere de Torquato Tasso (1733), des Rime de Pietro Bembo (1753) ; ses poésies ont été recueillies dans ses Opere volgari e latine (Venise, 1749).

[2G. Volpi, La Libreria de’ Volpi e la Stamparia Cominiana illustrate con utili e curiose annotazioni, Padoue, 1756.

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