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DOLCE (Lodovico), Didone (1547)

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DIDONE,/ tragedia di/ m. lodovico/ dolce. [marque : aldvs]/ in vinegia, m. d. xlvii.

[souscription] in vinegia, in casa de’/ figlivoli di aldo,/ m.d.xlvii.

In-8° [42] feuillets signés A-D8 E10 chiffrés 42 ; (37-38) mal chiffrés 36-37 ; marque sur le titre (51 mm) et au verso du dernier feuillet. Caractères italiques.

Tragédie en cinq actes, la seule de Dolce à n’être pas directement tirée des sources théâtrales classiques, Euripide et Sénèque, mais adaptée d’un épisode de l’Enéide. La pièce fut représentée à Venise, lors du Carnaval 1546. Dans son épître de dédicace à Stefano Tiepolo [1], Tiberio d’Armano, qui avait interprété le rôle de Cupidon déguisé en Ascagne dans le prologue, rapporte que son père avait joué un rôle précurseur dans la renaissance du théâtre selon l’antique :

havendo il padre mio questo carnevale passato aperta in Vinegia la strada ad altrui di avezzar le orecchie corrotte per tanti anni da i giuochi inetti di certi moderni Comici alla gravità Tragica.

Selon son témoignage, la seconde représentation aurait été bouleversée par un accident.

Hauteur : 152 mm. Cartonnage moderne.

→ Renouard, II, p. 336, n° 6 ; Gamba, 1357 ; Brunet, II, 791 ; BL, 220 ; Clubb, 371 ; Bregoli Russo, 200 ; Boullier, p. 5 ; Ascarelli-Menato, p. 325-326.

[1Fils du sénateur Paolo Tiepolo et de N. Contarini, Stefano Tiepolo († 1557) fut bailli de Corfou, podestà de Padoue, procurateur de Saint-Marc. Il avait épousé Cecilia di Bernardo Priuli.

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