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DOLCE (Lodovico), Giocasta (1549)

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GIOCASTA./ tragedia di/ m. lodovico/ dolce./ [marque : aldi filii]/ in vinegia, m.d.xlix. [souscription] In Vinegia appresso i figliuoli d’Aldo/ m.d.xlix. Il mese di Marzo.

In-8 [56] feuillets signés A-G8 chiffrés 54 [I-I bl.] ; (10) non chiffré. Marque sur le titre (62 mm), répétée au verso du f. G7. Selon Renouard, certains exemplaires portent la même marque sur le f. G8 ; caractères italiques.

Première édition de la tragédie Giocasta. Celle-ci, imitée des Phéniciennes d’Euripide, avait été représentée en présence du dédicataire, Jean de Morvillier (1506-1577). Maître des requêtes quand il fut nommé en octobre 1546 à l’ambassade de Venise, Morvillier sut concilier, pendant son séjour, obligations diplomatiques et loisir lettré, assisté de l’abbé Loredano, et en compagnie de Jacques Amyot, alors précepteur de ses neveux, qui l’y avait rejoint. Il intervint pour obtenir un privilège royal pour les Epistolæ ad Atticum de Cicéron, qu’édita Paolo Manuzio en 1547. En remerciement, l’imprimeur lui dédia une version latine des Philipiques de Démosthène. Morvillier reçut et acheta des livres italiens, qui semblent être passés à son neveu Claude de L’Aubespine (voir Speroni, Dialoghi, Venise, Alde, 1544). Il quitta Venise en septembre 1550. Devenu évêque d’Orléans et membre du Conseil d’État, il participa au Concile de Trente (1562-1563) avant de jouer un rôle politique important auprès du roi Charles IX. Dans sa dédicace, Dolce rappelle le goût que le feu roi François Ier lui-même portait à la langue et à la poésie italiennes.

Hauteur : 142 mm. Cartonnage moderne.

→ Renouard, II, p. 344, n° 2 ; BL, 220 ; Clubb 378 ; Bregoli Russo, 203 ; Boullier, p. 52 ; Ascarelli-Menato, p. 325-326 ; Medicea Laurenziana, 560.

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