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DOLCE (Lodovico), Il Primo (-secondo) volume delle rime scelte da diversi autori (1565)

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[les deux premières lignes dans un encadrement] il primo/ volvme/ DELLE RIME/ scelte/ da diversi avtori,/ di nvovo corrette,/ et ristampate./ [fleuron]/ con privilegio./ [marque : de la mia morte eterna vita i vivo et semper eadem]/ in vinegia appresso gabriel/ giolito de’ ferrari/ m d lxv.

2 volumes in-12 : [330] feuillets signés *12 **6 A-Z12 2A-2C12 paginés [XXXVI] 1-18 ( ) 20-45 (4) 47-216 (317) 218-302 (30) 304-396 (367) 398-508 (209) 510-521 (523-524) 524-559 (569) 561-572 (577) 574-624 ; [342] feuillets signés A-Z12 2A-2C12 2D6 2E-2F12 paginés (1-3) 3-15 (17) 17-130 (13) 132-166 (169) 168-210 (611) 212-244 (24) 246-421 (432-433) 424-630 (625 631) 633-636 [XLIV-II bl.]. Marque sur les titres (39 mm) ; autre au verso du f. 2E10 du seul second volume (46 mm) ; fleurons, lettrines, caractères italiques.

En 1553, Lodovico Dolce avait procuré une première anthologie des pièces déjà publiées dans les recueils collectifs édités par Giolito. Son travail avait une fin apologétique, précisée dans l’épître de dédicace à Vincenzo Ritio, prouver par le nombre et la variété des auteurs recueillis dans cette anthologie la supériorité des Modernes sur les Anciens et confirmer la beauté et la perfection de la langue italienne. Ce volume fut réédité en 1563 (deux autres émissions successives, datées 1565 et 1566), avec quelques modifications (suppression des 24 sonnets de Petronio Barbato, de Paolo Caggio et de Girolamo Parabosco, ajout de pièces de Giovanni della Casa, Lodovico Dolce, Bartolomeo Carli Piccolomini, Antonio Querenghi).

Le recueil contient 919 pièces diverses, dont 833 sonnets de 69 auteurs, classés en partie par origine géographique. Les auteurs les plus représentés sont le Lucquois Giovanni Gudiccione (1500-1541) et Francesco Maria Molza (1489-1544), illustrant tout les deux la poésie de la cour de Rome et le mécénat des Farnese. Les autres auteurs sont : Giovanni Battista Amalteo [1] (28), Giovanni Paolo Amanio (5), Scipione Ammirato (5), Tullia d’Aragona, Lodovico Ariosto (10), Giovan Evangelista Armenini (10), Alfonso [d’Avalos] marquis del Vasto (2), Francesco da Avanzati [Davanzati] (2), Giovanni Battista d’Azzia, marquis della Terza (3), Pietro Barignano (9), Vincenzo Belprato, comte d’Anversa [sic pour Aversa] (7), Jacopo Antonio Benalio, Ercole Bentivoglio (12), Camillo Besalio (22), Filippo Binaschi (2), Giacomo Bonfadio (6), Giulio Camillo (20), Bernardo Cappello (9), Giulio Cesare Caracciolo, Ferrante Carafa (33), Bartolomeo Carlo [sic pour Carli] Piccolomini (27), Annibal Caro (9, dont la canzoneVenite a l’ombra de i gran Gigli d’oro…’), Giovanni della Casa (10), Baldassare Castiglione, Giacomo Cencio, Francesco Coccio (6), Vittoria Colonna, marquise de Pescara (19), Alessandro Contarini, Lodovico Corfini (4), Giacomo Corso (4), Angelo di Costanzo (25), l’abbate Dardano, Lodovico Dolce (7), Lodovico Domenichi (26), le cardinal Egidio [Antoniani], Giovan Francesco Fabri, Giovanni Ferretti (5), Bartolomeo Ferrini (7), Trifon Gabriele, Fabio Galeota (58), Veronica Gambara (3), le cavaliere Gandolfo (2), Bartolomeo Gottifredi (2), Giorgio Gradenigo (6), Pietro Gradenigo (58), Pier Paolo Gualtieri, Guglia (16), Giovanni Guidicione (93), Vincenzo Martelli (15), Antonio Minturno (2), Francesco Maria Molza (108), Giovanni Muzzarelli, Coleta Pasquale, Giovanni Petreo (3), Giovanni Pico della Mirandola (2), Antonio Placidi, Gandolfo Porrino (13), Antonio Querenghi (8), Vincenzo Querini (10), Remigio Fiorentino [Nannini] (8), Giovanni Luigi Ricci, Antonio Francesco Rinieri (22), Angelo Simonetti (2), Fortunio Spira (11), Battista Susio (5), Luigi Tansillo (18), Claudio Tolomeo (4), Benedetto Varchi (22), Domenico Venier (33).

Parmi les destinataires mentionnés dans la table : Bonviso, le cardinal [Alessandro] Farnese, Bernardino Ochino [2], Publio Francesco Spinola, Titien, la marquise del Vasto ; autres pièces sur la mort de Bembo. La table suit l’ordre alphabétique des prénoms ; elle donne par erreur une pièce à Guidicione, p. 622, et attribue à Caro le sonnet donné dans le texte à Cencio.

[les deux premières lignes dans un encadrement] il secondo/ volvme/ DELLE RIME/ scelte/ da diversi eccellenti,/ Autori, novamente mandato in luce,/ al nobiliss. s. david/ imperiale./ [fleuron]/ con privilegio./ [marque : de la mia morte eterna vita i vivo et semper eadem]/ in vinegia appresso gabriel/ giolito de’ ferrari/ m d lxv.

Le premier volume de l’anthologie de Dolce, réimprimé en 1563 (deux émissions en 1565 et 1566), fut complété la même année d’un second volume, qui proposait un choix nouveau. Le principe de son classement reste peu clair, ne respectant que partiellement l’origine géographique des poètes. Dans son épître liminaire, Gabriele Giolito met en évidence les liens qui unissent au dédicataire, le noble génois Davide Imperiali [3], le premier poète cité, Antonio Terminio, dont il publie le canzoniere. Le volume propose ainsi 1207 pièces, principalement des sonnets, de 41 auteurs, auxquels s’ajoutent des risposte de deux auteurs non cités dans la table. Les poètes les plus représentés sont Terminio, Bernardo Tasso et Benedetto Varchi.

Aux poètes déjà présents dans le premier volume, Annibal Caro (4), Lodovico Dolce, Lodovico Domenichi (75 et un sonnet de risposta à Ragnina), Antonio Minturno (28), Anton Francesco Rainieri (21), Remigio Fiorentino (23), le marquis del Vasto, [Alfonso d’Avalos], Benedetto Varchi (100), s’ajoutent une majorité d’auteurs nouveaux : Luigi Alamanni (71), Amomo [4] (11), Giovanni Tommaso d’Arena (16), Bartolomeo Arnigio (21), Agostino Beaziano (11), Girolamo Britonio (45), Antonio Brocardo (12), Orazio Cardineto (12), Giovanni Agostino Cazza [Caccia] (19), Girolamo Cesarina, Giusto de’ Conti [5] (21), Luca Contile (51), Anton Giacomo Corso (25), Francesco Coppetta (21), Nicolò Franco (4), Giovanni Battista Giraldi (59), Alessandro Lionardi (32), Lorenzo de’ Medici (38), Matteo Montenero (32), Girolamo Muzio Iustinopolitano (42), Antonio Maria Nigresoli (12), Girolamo Parabosco (23), Luigi da Porto (12), Domenico Ragnina (31), le Scacciato Intronato (48), le cavaliere Selvago (6), Giovan Antonio Seroni, le capitaine Alessandro Spinola (2), Bernardo Tasso (120), Antonio Terminio (132), avec des risposte de Laura Battiferri, Ferrante Carafa, marquis de San Lucido (2), Desiderio Cavalcabo (7), Lodovico Domenichi, Baldassare Marchese, Vincenzo Menni (8).

Deux volumes ; hauteur 132 mm. Demi-parchemin, plats de papier décoré, tranches jaunes (reliure ancienne) ; les feuillets S6-7 du second volume, plus courts, proviennent d’un autre exemplaire.

→ Brunet, IV, 1305 ; Bongi, II, p. 188-189 ; Vaganay, 1565, n° 4 (volume I seul) ; Ascarelli-Menato, p. 373-375 ; Tomasi, p. 100-101.

[1Sur ce personnage, voir B. Lampridio, Carmina, Venise, G. Giolito de’ Ferrari, 1550 et notice ad vocem

[2Réformateur italien (1487-1564), Domenico Tommasini dit Bernardino Ochino était lié à Juan de Valdès. Il se réfugia à Genève, puis en Pologne ; il est l’auteur d’une importante œuvre polémique et apologétique.

[3Davide Imperiali († 1575), marquis d’Oria et seigneur de Francavilla, commanda les galères de la République de Gênes à Lépante ; il était fils du sénateur Andrea Imperiali, ambassadeur de Gênes en Espagne, et de Perinetta Spinola.

[4Pseudonyme d’Antonio Caracciolo, évêque de Troyes, auteur d’un recueil de Rime toscane publié en 1535 à Paris, chez Simon de Colines, et réédité à Venise en 1538, voir N. Bingen, « Amomo (1535) : Jean de Maumont ? ou Antonio Caracciolo », BHR, LXII, 2000, p. 521-559.

[5Né à Rome en 1390, Giusto de’ Conti fut magistrat, conseiller et auditeur à Rimini, où il mourut en 1449. Il laissa un canzoniere d’inspiration pétrarquiste, en 146 pièces et cinq canti inspirés des Trionfi. Une édition parut à Venise (Bernardino Vidali, 1531), et Jacopo Corbinelli en procura une autre, dédiée à Henri III (Paris, Mamert Patisson, 1589).

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