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DOLCE (Lodovico), Le Osservazioni (1556)

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[deux premières lignes dans un encadrement] le osservationi/ del dolce./ DAL MEDESIMO/ ricorette,/ et ampliate./ qvarta editione./ [fleuron]/ con privilegio./ [marque : de la mia morte eterna vita i vivo et semper eadem]/ in vinegia appresso gariel [sic]/ giolito de’ ferrari, e/ fratelli. m d lvi.

In-12 [120] feuillets signés A-K12 paginés 232 [VIII] ; (142) mal paginé 124. Marque sur le titre (37 mm ; Zappella 535-537) ; autre au verso du dernier feuillet ; bandeaux, lettrines, caractères italiques.

Quatrième édition des Osservazioni sur la langue vulgaire de Lodovico Dolce. La première parut chez Giolito en 1550, avec une dédicace à Giovanni Battista d’Azzia, marquis della Terza [1] ; elle fut réimprimée treize fois en treize ans ; l’édition de 1560 porte une dédicace à Urbano Fiesco. Une dernière édition, dédiée par Dolce à Ercole Faletti, pourvue de manchettes et de tables, parut en 1562, chez le même libraire (voir ce volume).

Dolce, dans ce traité, cherche à se distinguer à la fois de Bembo, dont les Prose, trop savantes étaient destinées aux doctes, et de Fortunio, trop bref, en proposant un traité, le plus complet possible, des règles de la langue toscane, à l’usage du plus large public. Les trois premiers livres des Osservazioni sont consacrés respectivement aux règles de grammaire, à l’orthographe, à la ponctuation. Le livre IV traite de la poésie. Après un discours général sur cet art, il examine en détail les formes de la poésie italienne, le vers, les accents et les césures, les désinences, le sonnet, les canzoni, le madrigal, les ballades, la sextine, les terzetti, les stances, ou octaves, les vers sciolti. Dolce se fonde sur le modèle pétrarquien qu’il suit de la façon la plus orthodoxe. La première édition des Osservazioni suscita de vives réserves de la part de Girolamo Ruscelli, qui mit plus tard ses critiques en forme dans ses Tre Discorsi (voir ce volume).

Hauteur : 132 mm. Parchemin souple, trace de lacets (reliure de l’époque).

Provenance : armoiries dessinées sur un feuillet de garde accompagnées des initiales G.R.B. [XVIIIe siècle] ; ex-libris G. R. Airth, imprimé par Anton Pierk.

→ Brunet, II, 789 ; Bongi, II, 89 ; Fowler, p. 278 (édition de 1560) ; BL, 221 ; Ascarelli-Menato, p. 373-375 ; Weinberg, 1125.

[1Giovanni Battista d’Azzia, fils de Pietro Antonio, premier marquis della Terza, comte de Noia, et de Giulia di Capua ; il épousa Luisa, fille d’Aurelio Pignone. Le marquis della Terza était poète, et il accueillit à Naples, en 1553, Roland de Lassus, qui mit en musique plusieurs de ses rime.

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