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FIRENZUOLA (Agnolo), Le Rime (1549)

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[fleuron] LE RIME [fleuron]/ di m. agnolo firenzvola/ fiorentino./ [fleuron]/ [marque : novvs exorior]/ in fiorenza,/ m d xlix.

[souscription] in fiorenza/ appresso/ bernardo givnti./ m d xlix.

In-8° [136] feuillets signés A-R8 chiffrés 135 [I]. Marque sur le titre (68 mm ; Decia, 6), répétée sur le dernier feuillet ; lettrines ; caractères italiques.

Première édition des Rime de Firenzuola, dédiée à Francesco Miniati, comprenant 132 pièces : une première série, adressée à Selvaggia, une dame appartenant à la famille Buonamici, de Prato, est composée de 101 pièces diverses dont des traductions, des élégies et 49 sonnets. La suite comprend six sonnets et un ensemble de pièces burlesques : canzoni, capitoli, dont un capitolo in lode delle campane, dédié Gualterotto de’ Bardi, comte de Vernio, six sonnets dont un sonnet de Lasca et la réponse de Firenzuola. Certaines pièces sont adressées à Guidantonio Adimari [1], Clemenza Buonamici, Giovanfrancesco Buonamici [2], Dada Buonvisa, Annibal Caro, Filippo Ciconini (sur la mort de Bartolomeo Gerardacci), Inghirano, Giovanni Lancolina, Martinozzo, Giovanni Battista del Milanese, Domenico Perini, Pandolfo Pucci, Camillo Tonti, de Pistoia, Lucrezia Tornabuoni, Leo Villani, maçon, Vicenzo Visconti (2). La célèbre canzone en louange della salciccia, attribuée à Firenzuola, est en fait de Lasca ; le sonnet ‘Ogni lodato ingegno…’ est de Michelangelo Vivaldi ; l’élégie ‘Come havran fine i comminciati affanni…’ (f. 95 v°) avait déjà été publiée en 1548 dans les Prose.

L’édition, procurée par Lorenzo Scala, repose probablement sur un brouillon et non pas sur un manuscrit bien établi. En témoigne l’absence d’ordre de pièces d’époques diverses. Un premier groupe de poèmes date des années romaines et est inspiré par Costanza Amaretta, un autre groupe, des années de maladie (1526-1533). D’autres pièces enfin appartiennent au séjour à Prato. La poésie de Firenzuola se développe en partie sur le mode burlesque, et sera, à ce titre, reprise dans plusieurs recueils consacrés au genre, et en partie sur un mode pétrarquiste, tout en intégrant des éléments étrangers à Pétrarque, provenant de l’ancienne tradition toscane et de Dante. Fort intéressantes sont les traductions de pièces de Musée et d’Angelo Poliziano, en endecasillabi sciolti.

Hauteur : 151 mm. Veau brun, dos à cinq nerfs orné, coupes guillochées, tranches mouchetées, gardes peignées (reliure française de la fin du XVIIe siècle).

Provenance : deux corrections manuscrites en marge du f. P4. Etiquette de la librairie Fiammetta Soave, Rome.

→ Gamba, 456 ; Brunet, II, 1269 ; Vaganay, 1549, n° 3 ; Hastings Jackson, 288 ; BL, 254 ; Decia, 263 ; Seroni, 5 ; Ascarelli-Menato, p. 273.

[1Guidantonio Adimari († 1569), chanoine de la cathédrale de Florence et recteur de l’église de San Michele Bertelde. Il composa un traité du Digiuno delle monache, aujourd’hui perdu.

[2Giovanfrancesco Buonamici († 1587), chanoine de Prato, auteur de quelques épigrammes latines.

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