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FREGOSO (Antonio, dit Phileremo…), Riso di Democrito e pianto d’Eraclite (1511)

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[marque]/ riso de democrito : et/ pianto de heraclito/ composti per il/ magnifico ca/valere phi/leremo. d./ antonio/ frego/so.

[souscription] Impresso in Milano per Ioanne Angelo Scinzenzeler nel Anno/ mccccc.xi. a dì xyi. de [sic] Iullio. Con gratia & priuilegio.

In-4 [56] feuillets signés a-g8 non chiffrés. Marque de Jacopo da Legnano sur le titre (52 x 39 mm). Lettrines ; caractères romains.

Deuxième édition de la réunion des deux poèmes d’Antonio Fregoso Il Riso di Democrito et Il Pianto d’Eraclite, en deux fois 15 capitoli, dédiée à Iafredo di Carlo Carli [Geoffroy Carles] [1], sénateur, vice-chancelier, président du Sénat de Milan (1503-1516 ou 1524) et nommé président du Sénat du Dauphiné par Louis XII ; Fregoso lui avait également fait dédier la Contentione di Pluto et Iro (1507). Le Riso di Democrito avait été publié pour la première fois en 1506 (Milan, Pietro Martire), et réimprimé en 1507 avec le Pianto d’Eraclite. Le recueil fut plusieurs fois réimprimé, en particulier à Venise (Marchio Sessa, 1534), voir ce volume.

Le sujet, opposant le philosophe optimiste qui se rit des travers des hommes au pessimiste chagrin, a été abondamment traité depuis Juvénal (satire X). Il connut un grand succès à Florence, ainsi que l’atteste le Momus de Leon Battista Alberti. Chez Fregoso, l’ample catalogue des folies humaines sert par contraste à exalter la raison. En composant son essai « De Democritus et Heraclitus », Montaigne connaissait probablement le poème de Fregoso dans la traduction française due à Michel d’Amboise, Le Ris de Democrite et le pleur de Heraclite, philosophes, sur les follies et miseres de ce monde, invention de M. Antonio Phileremo Fregoso, chevalier Italien (Paris, Arnoul L’Angelier, 1547).

Hauteur : 185 mm. Parchemin à petits rabats, titre calligraphié au dos (reliure moderne, anciennes tranches conservées).

Provenance : Nombreuses marques de lecture dans la première partie ; essais de plume sur le titre et inscription marco grazano.

→ Brunet, II, 1387 ; BL, p. 281 ; L. Balsamo, Scinzenzeler, 93 ; Dilemmi, p. xxxviii, n° 3 (4 exemplaires).

[1Geoffroy Carles est également le héros inquiétant d’une nouvelle (IV, 36), de l’Heptaméron de Marguerite de Navarre. Sur le personnage, voir E. Pellegrin, « Les manuscrits de Geoffroy Carles, président du parlement de Dauphiné et du sénat de Milan », Studi di bibliografia in onore di Tammaro de Marinis, 1964, t. III, p. 309-327.

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