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GELLI (Giovambattista), I Capricci del Bottaio (1548)

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I Capricci del/ Bottaio/ di giovanbatista/ gelli./ [fleuron]/ Ristampati Nuouamente Con Al-/cuni che Vi Manca-/uano./ Con priuilegio,/ in firenze/ mdxlviii.

In-8° [120] feuillets signés +8 [le feuillet blanc +8 manque dans l’exemplaire décrit] A-O8 paginés [XIII-III bl.] 1-90 (9) 92-109 (101) 111-171 (173, 172) 174-184 (815) 186-198 (299 100 101) 202-203 (104 105) 206-207 (108) 209-224. Portrait de Gelli au verso du titre (95 mm ; Zappella, Ritratti, 171) ; caractères romains.

Troisième édition des Capricci del Bottaio de Gelli, dédiée à Tommaso Baroncelli. Elle est augmentée de trois ragionamenti. La première édition avait paru en 1547, sous le titre de I Dialogi del Gello (Florence, A. F. Doni), la seconde, la même année sous le titre I Capricci. Moreni attribue l’impression à Torrentino.

Ces entretiens ou ragionamenti mettent en scène un tonnelier enfermé dans son atelier, qui dialogue avec son âme. Loin de toute intention comique, Gelli propose une réflexion sur l’homme et son destin. Ce colloque intérieur, qui rythme le texte, lui permet de passer en revue un certain nombre de grandes questions, la fin de la vie humaine, la relation à Dieu et à l’Ecriture, pour arriver à des problèmes plus concrets concernant le comportement en société. Afin de donner aux dialogues un plus grand agrément, l’auteur les a entrecoupés de digressions, d’anecdotes et de scènes de la vie quotidienne, combinées à de subtiles références littéraires ou historiques. Des développements trop explicites contre la théologie rationnelle ou l’évocation complaisante de comportements blasphématoires justifièrent la condamnation du livre et sa mise à l’Index. Les Capricci del Bottaio furent traduits en français dès 1566 sous le titre de Discours fantastiques de Justin Tonnelier, par Claude de Kerquefinen (Paris, G. Le Noir et 5 autres éditions jusqu’en 1597).

Hauteur : 155 mm. Maroquin marron, dos à cinq nerfs, orné de filets et de fleurons dorés ; large décor doré de doubles filets et de fers azurés, grand fleuron central, filet sur les coupes, tranches dorées (Reliure du XIXe siècle signée Bedford).

→ Moreni, p. 19-20, n° XVII ; Gamba, 448 ; Brunet, II, 1520 ; Ascarelli-Menato, p. 282-283.

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