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GELLI (Giovambattista), La Circé (1572)

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[encadrement gravé]

la/ CIRCE de m./ giovan-bapti-/sta Gello, aca-/demic Flor-/rentin./ Reueuë par le Seigneur du/ Parc, son premier/ Traducteur./ A Paris,/ Par Ian Ruelle/ rue S. Iaques, à/ l’ens. S. Ierosme/ 1572.

In-16 [144] feuillets signés a-s8 chiffrés 142 [II bl.]. Titre dans un encadrement gravé sur bois (105 mm) à tête de lion et cariatides ; bandeau à la figure de Chronos ; autre à motif de grotesques ; caractères romains.

Publiée en 1549 (Florence, Torrentino), La Circe de Gelli représente le débat de la raison et des sens sous forme d’un dialogue allégorique entre la magicienne Circé, Ulysse et les compagnons de celui-ci transformés en bêtes. Malgré son éloquence, Ulysse ne peut convaincre qu’un seul de ses compagnons de revêtir sa forme humaine, les autres préférant rester des animaux. Denis Sauvage (c.1515- c.1562), sieur du Parc, donna de l’œuvre de Gelli une traduction française dès 1550 (Lyon, Guillaume Rouillé, réimpression en 1569), dédiée à Catherine de Médicis. Cette version, pourvue d’un privilège du 9 juillet 1549 (Actes de Henri II, 5039), fut plusieurs fois réimprimée. Sauvage, un ami de Théodore de Bèze et membre du cénacle réuni autour du libraire parisien Michel de Vascosan, appartenait, avec Jean Martin et Claude Gruget, à la première génération des traducteurs de l’italien, sous François Ier et le début du règne de Henri II ; on lui doit en particulier des versions des Histoires de Paolo Giovio, des Histoires de Naples de Pandolfo Collenuccio et surtout des Dialogues d’Amour de Leone Ebreo [1].

L’édition de 1572, en fait une simple réimpression de l’édition lyonnaise, a été partagée entre Charles Macé, Galiot II du Pré et Jean II Ruelle ; ce dernier était installé comme libraire, rue Saint-Jacques, à l’enseigne Saint-Hierosme, entre 1569 et 1606.

Hauteur : 113 mm. Veau blond, dos à quatre nerfs orné aux petits fers, pièce de titre rouge, coupes guillochées, tranches rouges, gardes marbrées (reliure française de la fin du XVIIe siècle).

→ Brunet, II 1521 ; Ph. Renouard, Les Imprimeurs parisiens, 1965, p. 386.

[1Sur Sauvage, voir M. Simonin, « Autour de Jean Martin : D. Sauvage, J. de Vintimille et T. de Bèze », in Jean Martin. Un traducteur au temps de François Ier et de Henri II, Paris, Presses de l’Ecole Normale Supérieure, 1999, p. 33-42.

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