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GELLI (Giovambattista), Tutte le lezioni (1551)

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tvtte/ LE LETTIONI/ di giovam/ battista/ gelli,/ Fatte da lui nella Accademia/ Fiorentina./ [armoiries]/ in firenze. m.d.li./ Con Priuilegio.

In-8° [244] feuillets signés A-Z8 Aa-Gg8 Hh4 paginé (1-2) 3-8 (9) 10-359 358-358 362-363 362-363 366-367 366-367 368-382 385-399 000 401-482 683 484-486. Armoiries des Médicis sur le titre (47 mm) ; lettrines, caractères ronds. Dans certains exemplaires, la fin de la dédicace est imprimée par erreur au verso du titre.

Edition collective des douze conférences de Gelli, prononcées devant l’Accademia fiorentina ; celles-ci portent sur la Commedia de Dante (Paradiso, XXVI et XXII, Purgatorio, XVI) et sur les Rime de Petrarca, les sonnets ‘Io son dell’ aspettar’ homai si vinto…’, ‘O tempo, O ciel volubil che fuggendo…’, ‘Per mirar Polycleto a prova fiso…’ et ‘Quando giunse a Simon l’alto concetto…’, la canzoneVergine santa che di sol vestita…’ et la ballade ‘Donna mi vienne spesso nella mente…’. Plusieurs d’entre elles avaient déjà été imprimées, en 1548 et 1549, voir Sopra un luogo di Dante, Florence, [Lorenzo Torrentino], 1548 et Lezione sopra Petrarca, Florence, s.n., 1549. Elles portent toutes des dédicaces, à Vincenzo Belprato, comte d’Aversa [1], Antonio Maria Landi, Carlo Lenzoni, la comtesse Livia Tornielli Borromeo [2], Pier Francesco Giambullari, Agostino Calvo, Lorenzo Pasquali, Francesco di Giannozzo da Magnale.

Les leçons de Gelli sur Pétrarque constituent un corpus plus modeste que ses leçons sur Dante. L’accent mis sur ce dernier correspond à la charge qui lui avait été confiée par Cosme de Médicis. Il correspond aussi au préjugé florentin qui conduisait à minorer la poésie de Pétrarque comparée à celle du poète-philosophe. Gelli en était pleinement conscient, et il partageait en partie ce jugement, ainsi qu’en témoigne l’introduction de sa leçon sur le sonnet ‘Io son dell’ aspettar…’ (RVF 96), dans laquelle il opère une nette distinction dans la poésie pétrarquienne entre deux manières également plaisantes, l’une vouée à l’expression de la passion amoureuse, l’autre, plus mûre, offrant sentences et préceptes d’une excellente doctrine morale, qui font de Pétrarque un poète supérieur à tout autre, à l’exception de Dante, « eccetto però il nostro divinissimo Dante » (f. 58).

Hauteur : 142 mm. Parchemin rigide, dos long, pièce de titre rouge, tranches mouchetées, gardes peignées (reliure du XVIIIe siècle).

Provenance : nombreuses corrections d’une main ancienne dans la troisième lettione.

→ Brunet, II, 1521 ; Moreni, p. 106-107, n° XXXVI ; BL, 294 ; Fowler, p. 308 ; Weinberg, 1128 ; Ascarelli-Menato, p. 282-283 ; Panizzi, 2568 ; Medicea Laurenziana, 683.

[1Gentilhomme napolitain et poète. Plusieurs de ses pièces ont été recueillies dans diverses anthologies, à partir des Rime di diversi signori napoletani (Venise, Giolito, 1553).

[2Fille du comte Filippo Tornielli, de Novare, Livia († 1553), avait épousé Filippo Dionigio Borromeo (1519-1562, comte d’Arona, patricien et trésorier de Milan.

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