accueil

GIRALDI CINZIO (Giovanni Battista), Cleopatra (1583)

1

cleopatra/ TRAGEDIA/ di m. gio.battista/ giraldi cinthio,/ nobile ferrarese./ con privilegi./ [marque : ne lateat angvis]/ in venetia,/ Appresso Giulio Cesare Cagnacini./ m d lxxxiiii.

In-8° [64] feuillets signés A-H8 paginés (1-2) 3-7 9 (9) 10-127 [I bl.]. Marque sur le titre (39 mm) ; portrait de Giraldi (94 mm) ; fleurons ; lettrines ; texte en caractères italiques.

A l’exception d’Orbecche, représentée en 1541 et imprimée en 1543 (Venise, Aldo), les tragédies de Giraldi n’ont été publiées qu’après la mort de leur auteur, par les soins de son fils, Celso Giraldi, en une édition collective imprimée à Venise en 1583 pour Giulio Cesare Cagnacini. Les différentes pièces (Altile, Gli Antovalomeni, Arrenopia, Euphimia, Epitia, Selene, Didone, Orbecche, ainsi que Cleopatra, qui avait été commandée à Giraldi par Ercole II d’Este en 1543, et fut représentée en 1555), ayant chacune un dédicataire propre (Cleopatra étant adressée à Giovanni Andrea Doria [1]), étaient proposées sous différentes formes : réunies en un volume collectif, ouvert par une dédicace générale à Alfonso II d’Este, en recueils composés à la demande ou vendues séparément.

L’imprimeur-libraire Giulio Cesare Cagnacini était établi à Ferrare entre 1582 et 1588 ; seules les éditions de Giraldi portent son adresse à Venise. Les souscriptions d’Orbecche, d’Euphimia et de Selene d’une part, et d’Epitia d’autre part indiquent toutefois que les volumes de la collection avaient été partagés avec deux libraires établis à Venise Paolo Zanfretti et Nicolò Moretti, actif entre 1583 et 1603.

Hauteur : 150 mm ; témoins. Demi-veau olive, dos orné d’un motif floréal imprimé à froid, titre doré ; plats de percaline verte ; tranches lisses, gardes marbrées (reliure de la fin du XIXe siècle, étiquette de C. Mauri, Milan). A la suite, dans le même volume, Arrenopia (Venise, Cagnacini, 1583), Euphimia (ibid.), Epitia (ibid.) et Selene (ibid.).

Provenance : ex-libris imprimé en grec de la bibliothèque D. Balsamidès, 1917 ; inscription en grec datée 1920 sur une garde ; autre sur les titres.

→ Brunet II, 1607 ; Clubb, 466d ; Boullier, p. 70 ; BL, 305 ; Bregoli Russo, 286 ; Ascarelli-Menato, p. 434 ; Rhodes, p. 113-114 : DTE, 229-231.

[1Giovanni Andrea Doria (1540-1608), 6e prince de Melfi, fils de Giannettino Doria et de Gannetta Centurioni, petit-neveu d’Andrea Doria ; patricien de Gênes, général des galères espagnoles, il combattit à Lépante, avant d’être nommé conseiller d’Etat. Il avait épousé Zenobia del Carretto.

© 2000-2017 Tous droits réservés - Fondation Barbier-Mueller pour l'étude de la poésie italienne de la Renaissance. Design : Aldemos |