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LIONARDI (Alessandro), Il Secondo libro delle rime (1550)

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IL SECONDO/ libro de le ri/me di messer alessan/dro lionardi nobile/ padovano./ [fleuron]/ Ουρανιον δϖρον και τεχνης πραγμα ποιησις./ con privilegio./ [marque : semper eadem - della mia morte eterna vita vivo]/ in vinegia appresso gabriel/ giolito de ferrari/ et fratelli./ m d l.

In-8° [80] feuillets signés A-K8 chiffrés (1-3) 4-80. Marque sur le titre (54 mm ; Vaccaro, 363-364 ; Zappella, 534-545) ; lettrines ; caractères italiques. Certains exemplaires de seconde émission portent une souscription datée « M DLI ».

Second livre des Rime d’Alessandro Lionardi, dédié à Torquato Bembo, le neveu du cardinal Bembo [1]. Il contient un canzoniere de 238 pièces dont 230 sonnets ; cinq sonnets en proposition ou en réponse à quatre sonnets de Bartolo Griffo et un sonnet de Bartolomeo Zacco [2], cités à la suite. La canzoneSpirto gentil che di purpureo manto…’ est adressée au cardinal de Trente, Cristoforo Madruzzo.

Dans son épître liminaire, Lionardi justifie la primauté du thème amoureux qu’il développe, en rappelant que sous ce discours, sous l’ombra de l’amour, il faut lire un enseignement moral et une leçon sur le pouvoir des passions. Il confirme ainsi son lien avec le milieu littéraire padouan, proche de Sperone Seroni et de l’Accademia degli Infiammati, en reprenand avec insistance la même conception de la poésie comme un moyen de connaissance, insistant sur l’importance de l’inventio :

  • Parmi illustre e Reverendo Signore che le cose di poesia habbiano in sé non so che di divino per quello che contengono, con cio sia cosa che non si possa fare alcuna veramente poetica compositione che non habbia philosophia naturale et morale narrata sotto favola […] ci sono alcuni che tengono certe compositioni per belle, dotte et giudiciose, le quali sono ignude di dottrina et senza ornamento d’arte, il quale non è posto solamente nelle parole, ma nelle sentenze, benché queste da quelle non si possano scompagnare prendendo da loro qualità e virtù come corpo sensibile dall’anima vita.

Lionardi annonce ainsi les thèses qu’il allait développer dans ses Dialogi de 1554.

Hauteur : 150 mm. Parchemin ancien de réemploi (reliure moderne).

→ Bongi, I, 306 ; Vaganay, 1550, n° 3 ; Hastings Jackson, 413 ; BL, 379 ; Ascarelli-Menato, p. 373-375.

[1Fils d’Alvise Bembo et de Pentesilea Michiel, Torquato Bembo (1491-1570), joua un rôle brillant dans la vie publique de Venise. Sa résistance à Cattaro face aux forces du pirate Barberousse, en 1538, un exploit longuement célébré, marqua le début de la reprise militaire de la Sérénissime. Bembo termina sa carrière comme doge de Candie. Il est l’un des fondateurs de l’Accademia degli Uniti.

[2Poète vénitien. Il donna des pièces de vers dans le Sesto libro delle rime (1553) et pour le Tempio alla divina signora Giovanna d’Aragona (1555).

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