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MAGNO (Celio), Deus canzone spirituale (1597)

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DEVS/ canzone/ spiritvale/ di Celio Magno./ Con un Discorso sopra di quella dell’Eccellen-/tissimo Signor Ottavio Menini./ Vn Commento dell’Eccellentissimo Signor/ Valerio Marcellini, &/ Due Lettioni dell’Eccellentissimo Signor/ Theodoro Angelucci./ con privilegio./ [marque : charitas]/ in venetia, m. d. xcvii./ Appresso Domenico Farri.

In-4° [86] feuillets signés +4 ++4 A-S4 T6 chiffrés [VIII] 78 ; T3 et T4 intervertis dans l’exemplaire décrit. Marque sur le titre (55 mm) ; bandeau à la Charité ; fleurons de divers types dont un fleuron azuré au chiffre d.f. ; lettrines ; caractères romains.

En 1574, Celio Magno, alors secrétaire d’Alberto Badoer [1], ambassadeur de la République de Venise en Espagne, composa six canzoni spirituelles. L’une d’entre elles, Deus, suscita encore, vingt-deux ans plus tard, l’intérêt des amis du poète, réunis sous le patronage d’Orsatto Giustinian, et elle fit l’objet d’une édition, augmentée des savants discours, commentaires et leçons d’Ottavio Menini [2], Valerio Marcellini [3] et Teodoro Angelucci [4], ce dernier, médecin et membre de l’Accademia venetiana. Le commentaire de Menini avait été présenté à Murano, devant une « compagnia di gentilhuomini letterati », parmi lesquels, les sénateurs Giorgio Gradenigo et Orsatto Giustinian. Une suite de leçons supplémentaires sur les dix dernières stances est annoncée à la fin des Lezioni d’Angelucci, mais elle ne semble pas avoir été publiée.

Hauteur : 218mm. Vélin rigide ; pièces de titre, rouge et noire, gardes peignées ; tranches bleues (Reliure du XVIIIe siècle).

→ Gamba, 1501 ; Ascarelli-Menato, p. 379 ; DTE, I, 424-428.

[1Fils d’Angelo Badoer et de Caterina Morosini, Alberto Badoer (1540-1592), fut successivement ambassadeur de Venise en Espagne (1575-1578) puis auprès de l’empereur Rodolphe II (1579-1582), podestà de Vérone, enfin ambassadeur à Rome.

[2Originaire du Frioul, professeur à l’université de Padoue, Ottavio Menini († 1617) était lié à Paolo Sarpi. Il fit paraître ses propres poésies en 1613 (Venise, Deuchino) ; il est également l’auteur d’un Discorso sur l’Angeleida d’Erasmo di Valvasone.

[3Juriste vénitien auteur d’un recueil de nouvelles, Il Diamerone (Venise, Giolito, 1564).

[4Originaire de Belforte Castello, dans la Marche d’Ancône, Teodoro Angelucci (1540-1600) enseigna à Trévise, et il défendit un aristotélisme rigoureux dans une polémique qui l’opposa à Francesco Patrizi. Quelques unes de ses rime ont été recueillies dans les Rime piacevoli di sei begli ingegni (Vicence, greco, 1603) ; il est également l’auteur d’une traduction en endecasillabi sciolti de l’Enéide (Naples, Ciconio, 1649).

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