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MOLIN (Girolamo), Rime (1573)

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RIME/ di m. girolamo molino/ Nouamente venute in luce./ Con Priuilegij per anni xxv./ [marque : devs adivvat volentes]/ in venetia, m d lxxiii.

In-8° [148] feuillets signés +8 ++8 A- F8 G8 + 1 H-N8 O8 + 2 P-Q8 chiffrés [XVI] (1 blanc) 2-54 (54) 55-64 (63-64) 65-108 (108) 109-116 [XI] (l’exemplaire de la Marciana a une pagination différente). Marque sur le titre (82 mm ; Vaccaro, 314 ; Zappella 552), répétée sur le dernier feuillet ; bandeau aux putti et tête de lion ; autre à motif floréal, autre à cartouche ; fleurons ; caractères italiques.

Le recueil comprend trois feuillets cartonnés signés g et o1-2 insérés entre les cahiers G6 et G7, et entre O5 et 06, avec une pagination redoublée. Vaganay indique que « deux exemplaires vus présentent des divergences dues sans doute à des modifications au cours de l’impression du volume » ; la plupart des exemplaires sont incomplets du f. A, qui est blanc, et n’ont pas de table des errata.

Edition posthume des Rime de Girolamo Molin, procurée par Celio Magno (1536-1602), Giovanni Mario Verdizotti [1] (1537-1604), Domenico Venier (1517-1582), aux dépens d’Antonio Molin, neveu de l’auteur. Le recueil, qui représente une sorte de bilan du néo-pétrarquisme vénitien, est divisé en pièces d’amour : 83 sonnets et 47 pièces diverses dont 32 canzonette et madrigaux ; pièces morales : onze sonnets et deux canzoni ; pièces in materia di stato : huit sonnets et trois canzoni ; funèbres : 23 sonnets, deux canzoni et un madrigal ; spirituelles : quatorze sonnets, trois canzoni et une sextine ; de sujets variés : 46 sonnets, deux canzoni et un madrigal. Une dernière partie constitue un tombeau poétique à la mémoire de Girolamo Molin, comprenant des pièces de Lauro Badoer, Girolamo Fioretti (2), Federico Frangipane [2], Giorgio Gradenigo (2), Pietro Gradenigo, Nicolò Macheropio (2), Celio Magno (une canzone), Domenico Venier (6), et des incerti (5).

L’impression du volume est attribuée à Comino da Trino, actif à Venise entre 1539 et 1573, dont ce serait le dernier ouvrage.

Hauteur : 145 mm. Parchemin rigide ; pièce de titre rouge, tranches mouchetées (reliure du XVIIIe siècle).

Provenance : ex-libris biffés sur le premier contreplat Ad usum Leogarii Sedacchini ; cachet de la Bibliothèque municipale de Montauban sur le titre et le dernier feuillet.

→ Vaganay, 1573, n° 7 ; BL, 443 ; Ascarelli-Menato, p. 377-378 ; I. Pantani, Biblia. I libri di poesia, Milan, 1996, n° 2974 ; La ragione e l’arte, 7 ; DTE, I, 307-314.

[1Giovan Mario Verdizotti (c.1537-c. 1607), peintre vénitien, élève et secrétaire de Titien ; on lui attribue un Giardino d’amore (Londres) ; il était également poète, auteur d’un discours De furore poetico (Venise, 1575), adressé à Cornelio Frangipani, d’un poème héroïque, Dell’Aspromonte (Venise, 1591). Il procura le recueil des Cento favole morali (1570). Il exerça une certaine influence sur le jeune Torquato Tasso.

[2Né à Tarcento (Udine), Federico Frangipane (c. 1530-1599), fit ses études à Padoue, et devint juriconsulte, avant de participer aux travaux du concile de Trente. En 1583, il entra dans l’ordre des Erémitains de Saint-Augustin sous le nom de Paraclito. Il mourut à Porcia (Pordenone). Outre ses Rime in tre virtuose sorelle, le pellegrine chamate (Trévise, Mazzolini, 1590) et les Sonetti di frate Paraclito Frangipane (Udine, Natolini, 1594), ses rime ont été publiées dans divers recueils, et un de ses sonnets figure à la suite de la Semiramis de Muzio Manfredi.

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