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MOLZA (Francesco Maria), La Ninfa tiberina (c. 1545)

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LA NIMPHA/ tiberina del mol-/za eccellentis. no-/vellamente posta/ in lvce con al-/tre sve rime./ et de altri diversi av/tori non piv vedv/te in stampa./ [fleuron].

In-8° [40] feuillets signés +8 A-D8 chiffrés (1) 2-40. caractères italiques.

Dans La Ninfa tiberina, poème en 81 octaves, Molza, en habit de pasteur, célèbre Fausta Mancini degli Attavanti. Le poème, inspiré des stanze de Politien et de Laurent de Médicis, est rempli de références à la tradition de l’idylle classique, de Théocrite à Virgile, témoignant du projet de Molza, soucieux d’élargir le canon poétique italien, alors fondé sur le seul Pétrarque. L’œuvre connut un grand succès ; en 1537, Bembo en demanda une copie manuscrite à Benedetto Varchi. La première édition du poème fut publiée en 1538 dans les Rime de Brocardo (voir ce volume).

Le recueil est complété par diverses pièces de Molza accompagnées de pièces de personnages de son entourage, Giulio Camillo Delminio (pièces inédites jusqu’alors [1]), Vittoria Colonna (deux sonnets, ‘Al bel leggiardo stil subietto eguale…’ et ‘Quanta invidia al mio cor felici e rare…’, également publiés dans l’édition des rime de 1538), Nicolò da Correggio [2], Bartolomeo Ferrino, Fiesco Fiorentino, Bastiano da Montefalco, Marco Antonio Pachino, et deux anonymes. Suivent des stances, une Visione sur la mort de Luigi Gonzaga [3], et la Polymnia adressées à l’Arioste. La présence d’un groupe d’auteur ferrarais, Ercole Bentivoglio, Giacomo Cieco, Bonaventura Pistofilo, et de pièces concernant l’Arioste et Pellegrino Moretto laisserait supposer que le recueil a pu être composé à partir d’un manuscrit provenant de Ferrare.

Une édition du recueil, publiée sous le même titre, La Ninfa tiberina del Molza eccellentiss. novellamente posta in luce con altre sue rime. Et de altri diveri autori non più vedute in stampa, a été imprimée en 1545, à Ferrare, par Anton Maria Sivieri.

Hauteur : 145 mm. Demi-vélin, plats cartonnés, pièce de titre (reliure ancienne).

Provenance : mention d’achat : Francisci Albereonij Do. Lit. emit die X.a Junij 1573 ; ex-libris imprimé de Sergio Colombi ; annotations de Giuseppe Martini.

→ Gamba, 1585 ; Vaganay, éditions non datées, n° 16 ; BL, 443.

[1Voir sur ce point G. Cingolani, « Le rime di Giulio Camillo : la tradizione a stampa », Annali della facoltà di Macerata, XXXIII, 2000, p. 183-203.

[2Sur ce poète, voir G. Benivieni, Amore, Venise, V. & P. Ravani, 1533 et note.

[3Luigi Gonzaga (1500-1532), surnommé Rodomonte, fils de Ludovico Gonzaga, seigneur de Sabbioneta, et de Francesca Fieschi. capitaine impérial, il libéra Clément VII pendant le sac de Rome. Il était frère de Giulia Gonzaga Colonna.

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