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NELLI (Pietro) (sous le pseudonyme d’Andrea da Bergamo), Delle Satire alla carlona. Libro secondo (1566)

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delle/ SATIRE ALLA/ carlona./ libro secondo./ di messer andrea/ da bergamo./ [trois fleurons]/ [marque de artibvs]/ In Vinetia Per Alissandro de Viano./ m d lxvi.

In-8° [100] feuillets signés A-M8 N4 chiffrés (1-2) 3-35 43 37-78 75 80-100 ; B2 mal signé B3. Marque sur le titre (50 mm) ; lettrines, fleurons, caractères italiques.

Seconde partie des Satire alla carlona de Andrea da Bergamo. Celui-ci est présenté dans l’épître du libraire comme l’inventeur du genre ou du moins le premier à avoir publié des satires. Une première édition avait été publiée en 1547 sous le titre de Sicondo [sic] libro (Venise, Comin da Trino), suivie de réimpressions ou d’émissions en 1548 et 1549 à la même adresse, puis en 1566, réimpression partagée entre Alessandro de Viano (Viani), libraire actif de 1551 à 1569, qui avait donné en 1565 une réimpression du Libro primo, et les frères Bernardino et Filippo Stagnini.

Le recueil contient 24 satires et une pièces ajoutée, de même nature, La buona creanza, amorevolezza, e cortesia de’ Facchini. Les pièces sont adressées au signor Amaranco (2), à Benedetto Barbarigo, Giovanni Filippo Barbarigo, Zaccaria Barbarigo, Antonio Bollani, Bornicco, N. Cornaro [Corner], Luigi Fagiulo, Giacomo Liorsi, Luganigaro, Andrea Malipiero, Giustiniani Nelli, Volumnio Nelli, Ottonello Pasini, Arrigo Picciuoli, Zanetto Piva, Francesco Salamone, Cristoforo Tarpei, Bettin Tenaglia, Alessandro Zambono, Marchio Zane.

Les pièces de libro secondo sont d’une inspiration nettement plus bernesque que celles du Libro primo. Sous forme d’éloges paradoxaux, le poète célèbre les cornes, en jouant sur le nom du destinataire, Corner, raconte les origines mythiques de la malvoisie, boisson et source d’inspiration d’Apollon, loue l’impolitesse, blâme les vieillards amoureux, exalte des défauts physiques, longs nez, bosses, claudication, décrit les dangers que court le meunier, célèbre le miroir, objet digne de susciter un « Morgante nuovo » (f. 46), invective les zaffi ou sbires de la police, fait le catalogue de divers aliments dont il célèbre les vertus. Il décrit ailleurs quelques scènes de vie vénitienne. La dernière pièce, adressée à Giacomo Liorsi, l’éditeur du volume, propose une réflexion de Nelli sur l’art de la satire, et justifie son « humble muse ».

Hauteur : 140 mm. Relié avec P. Nelli, Il Primo libro delle satire alla carlona, Venise, Paolo Gherardo, 1548.

Provenance : corrections manuscrites aux feuillets 34 v° et 54.

→ BL, 27 ; Ascarelli-Menato, p. 392-393 ; Panizzi, 4001.

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