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PARABOSCO (Girolamo), Commedie (1560)

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[cartouche] comedie/ DI M. GIROLAMO/ parabosco, cioe’/ La Notte, L’Hermafrodito,/ Il Viluppo, Il Pellegrino,/ I Contenti, Il Marinaio./ [fleuron]/ di nvovo ricorrette/ e ristampate./ [marque g g f et devises]/ in vinegia appresso gabriel/ giolito de’ferrari./ m d l x.

5 parties en un volume in-8° : [60] feuillets signés A-E12 chiffrés 59 [I bl.] ; C2 mal signé B2 ; [48] feuillets signés A-D12 chiffrés 48 ; [36] feuillets signés A-C12 chiffrés 36, (23) mal chiffré 24, (24) 14 ; [42] feuillets signés A-C12 D6 chiffrés 41 [I bl.] ; [60] feuillets signés A-E12 chiffrés 59 [I bl.], (53) mal chiffré 35. Marque sur chaque titre (38 mm) et à la fin (46 mm) ; la première ligne de chaque titre dans un cartouche ; bandeaux, fleurons, lettrines, caractères italiques. L’édition du Viluppo est datée de 1567 (1568 dans certains exemplaires).

Première édition collective des comédies de Girolamo Parabosco, publiée par Gabriele Giolito. Elle réunit des pièces publiées séparément, en un volume, sous un titre commun et à la date de 1560 (peut-être en 1567 seulement, date qui figure sur le titre du Viluppo.

Première pièce de Parabosco, La Notte, dédiée à Cosme de Médicis, avait été publiée pour la première fois à Venise chez Tommaso Botietta en 1546, et fut représentée à Venise le 14 février 1548 dans la demeure de Cristoforo Messiburgo ; l’intrigue combine des éléments empruntés à la Talanta, à la Calandria et aux Captivi de Plaute. L’Hermafrodita, publié pour la première fois en 1549 chez Giolito, présente tous les éléments de la comedia erudita ; la pièce est dédiée à Pandolfo Rucellai. Il Pellegrino avait été publié en 1552 chez Giovanni Grifi et tire son intrigue d’une nouvelle des Diporti ; la pièce est dédiée au duc de Somma [1]. Il Marinaio, publié en 1550 chez le même Grifi est une autre imitation de la Calandria ; la pièce est dédiée à Jean de Morvillier [2]. Il Viluppo, publié pour la première fois en 1547, tire son intrigue d’une contamination d’éléments divers pris dans le Decamerone. La pièce est dédiée à Gottardo Occagna [3], ami de Parabosco, à qui le musicien Paolo Vergilli avait également dédié ses livres de madrigaux.

Relié à la suite d’Ariosto, Comedie (Venise, Giolito, 1562-1570).

→ Quadrio, V, 71 ; Brunet, IV, 356 ; Bongi, II, 97 et 281 ; BL, 489 ; Clubb, 655 ; Bregoli Russo, 456 ; Ascarelli-Menato, p. 373-375 ; Mango, 58 (La Notte), 59 (Il Viluppo), 66 (L’Hermafrodito), 70 (Il Marinaio), 79 (Il Pellegrino).

[1Giovanni Bernardino Sanseverino († 1570), 2e duc de Somma, fils d’Alfonso Sanseverino et de Maria Diaz Carlone ; banni d’Italie « pour estre bon François », devint seigneur de Langeais et colonel de l’Infanterie italienne en 1558. Il avait épousé avant 1529 Maria Beltramo, veuve de Giacomo Sanseverino.

[2Ambassadeur de France à Venise, voir L. Dolce, Giocasta, Venise, Alde, 1549.

[3Sur ce personnage, voir M. Feldman, City Culture and the Madrigal at Venice, 1985, p. 51-62.

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