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PETRARCA (Francesco), Il Petrarca (1533)

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il petrarcha colla spo-/sitione di misser gio-/vanni andrea/ gesvaldo./ alla illvstriss. signora don/na maria di cadorna la/ signora marchesana/ de la pa-/lvde./ Nessuno sia ardito à stampare il presente uolume nel termine di .x./ anni sotto le pene che nel breue del Sommo Pontefice è/ negli altri priuilegi si contengono./ m d xxx iii.

[souscription] Stampato/ in Vinegia per Giovann’Antonio di Nicolini/ & fratelli da Sabbio, Nel anno di Nostro/ Signore m d xxxiii/ del mese di Luglio.

Deux parties en un volume in-4° [484] feuillets signés a-c8 A-Z8 2A-2Z8 3A-3B8 +4 chiffrés [XXIV dont I b.] I-LXXVII LXXX LXXX-CIV CXI CVI-CX CV CXII-CXVII CXVII CXIX-CXXXII CXXXVI CXXXIV-CLXXII CLXXV-CLXXXII CXCIII CLXXXIV-CIC CCXVIII CCXVIII CCXX-CCCLXXXIV ; et [76] feuillets signés aa-ii8 kk4 non chiffrés, à l’exception du f. kk4, chiffré par erreur CCXCIII. Dans l’exemplaire décrit, le cahier + est placé après le cahier kk. Texte en caractères italiques entouré d’un commentaire en caractères romains.

Première édition des Rime accompagnée du commentaire de Giovanni Andrea Gesualdo [1]. Le Canzoniere est dédié à la marquise della Palude [sic pour Padula], Maria Cardona [2]. Les Trionfi sont dédiés à Suzanna Gonzaga [3].

Antonio Minturno, dans une lettre fameuse adressée à Camillo Scorziati, datée de Messine, du 15 octobre 1538, qualifiait le commentaire de Gesualdo de « parto d’elephante » pour son ampleur. La publication retardée pendant deux ans, ainsi que l’indiquait Giovanni Battista Bacchini, de Modène, dans une lettre liminaire au même Minturno, entrait en concurrence avec les annotations de Fausto da Longiano sur le Canzoniere, publiées l’année précédente (Venise, Bindoni). Les pièces ne sont pas numérotées. Ce commentaire sera réimprimé à Venise en 1541 (Sabbio et Bindoni), 1553 (Giglio et Giolito), 1574 (Vidali), 1581 (Grifi).

Hauteur 208 mm. Vélin, dos orné de 7 doubles filets et roulettes dorés formant faux nerfs, et de fleurons dorés, double filet doré encadrant les plats, écoinçons et large motif central azurés, tranches dorées ; exemplairé réglé (reliure parisienne de la seconde moitié du XVIe siècle).

Provenance : une inscription récente indique que le volume proviendrait de la bibliothèque de la princesse de Faucigny-Lucinge [vente du 24 novembre 1937 (?)].

→ Brunet, IV, 549 ; Marsand, 44 ; Hortis, 56 ; Fiske, 31 ; Olschki, 27 ; Fowler, p. 95-96 ; Balsamo, Pétrarque, 1533 (cinq exemplaires recensés en France) ; Ascarelli-Menato, p. 354 ; Ley, 113 (recense 25 exemplaires).

[1Originaire de Traetto, né en 1496, Giovanni Andrea Gesualdo était lié à Sebastiano Minturno, dont la leçon apparaît nettement dans le commentaire sur Pétrarque. A Naples, il participa aux travaux de l’Accademia Pontaniana. Il était au service d’Isabella d’Aragona. On ignore la date de sa mort. Quelques pièces en vers ont été recueillies dans les Rime diverse en 1545.

[2Maria di Cardona (1509-1563), fille de Giovanni di Cardona, comte d’Avellino, et de Giovanna Villamarino. En 1512, elle hérita des titres et des biens de son père, pour épouser en premières noces son cousin Artale Cardona, comte de Golisano [Collesano], puis en secondes noces Francesco d’Este, marquis de Massa Lombarda, fils d’Alfonso, duc de Ferrare. Elle fut une des dames italiennes les plus célébrées par les lettrés de la Renaissance ; Ortensio Lando lui consacra en particulier un long éloge dans ses Due panegirici (Venise, 1552).

[3Suzanna Gonzaga, fille de Gianfranco Gonzaga († 1496), comte de Rodigo, seigneur de Sabbioneta, et d’Antonia del Balzo ; elle avait épousé Pietro di Cardona († 1522), comte de Collesano, grand-amiral et connétable du royaume de Sicile.

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