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PETRARCA (Francesco), Sonetti, canzoni e trionfi (1548)

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SONETTI/ canzoni, et triomphi/ di m. francesco petrarca/ con breue dichiaratione, & annotatione/ di antonio brvcioli./ [marque]/ stampato in venetia con/ gratia, et privilegio/ nel m.d. xlviii.

[souscription] impresso in venetia per/ Alessandro Brucioli & i frategli/ Nel m. d. xlviii.

In-8° [296] feuillets signés a8 A-Z8 a-n8 chiffrés [VIII] 1-41 40 43 42 45 44 47 46 49-60 62 62 61 64 73-80 89 74 81 76 93 78 95 80-142 243 144-147 149 149-150 251-252 153-159 260 161-166 267-268 169-174 275-276 179 178 181 180 183 382 285 284 185-198 299 200-210 212 212-233 423 235-257 260 259 262-266 265-280 [VIII] ; très nombreuses erreurs de numérotation. Marque sur le titre (71 mm) ; lettrines ; caractères italiques. Il existe des exemplaires sans l’adresse.

Première édition du commentaire d’Antonio Brucioli [1] (1498-1566), accompagnant un texte établi d’après l’édition aldine de 1514. Les pièces sont numérotées : 318 sonnets et 65 canzoni. Une nouvelle section réunit des pièces retrouvées ; elle comprend le capitoloNel cor pien d’amarissima dolcezza…’, la canzoneQuel c’ha nostra natura in se piu degno…’, et sept sonnets :

  • Anima dove sei ? ch’adhora ad hora…’
  • Ingegno usato alle question profonde…’
  • Stato foss’io, quando la vidi prima…’
  • In ira a i cieli, al mondo, et alla gente…’
  • Se sotto legge Amor vivesse quella…’
  • Lasso com’io fui mal proveduto…’
  • Quella, che’l giovenil mio cor avinse…’.

Les frères Brucioli, Antonio, Alessandro et Francesco ouvrirent une imprimerie à Venise, qui fut active entre 1540 et 1554, in Campo SS. Filippo e Giacomo.

Hauteur : 153 mm. Veau brun, dos long orné de quatre roulettes dorées, pièces de titre rouge (reliure du XVIIe siècle).

Provenance : inscriptions anciennes peu lisibles sur une garde et le titre, signature au f. h7 v° : Io Teodoro Fatii.

→ Gamba, 721 ; Marsand, 56 ; Hortis, 79 ; Fiske, 32 ; Fowler, p. 100 ; BL, 504 (2 exemplaires) ; Balsamo, Pétrarque, 1548 (un exemplaire recensé en France : BnF Rés. p. Yd 140) ; Ascarelli-Menato, p. 380 ; Ley, 171-172 (recense 16 exemplaires, dont 4 avec l’adresse).

[1Elève de Francesco Cattani da Diacetto, lié au cercle des Orti Oricellari, Antonio Brucioli s’enfuit de Florence à la suite d’un complot contre les Médicis. Il mena une vie errante, en France, en Allemagne, avant de s’établir à Venise où il travailla pour différents imprimeurs. Outre son édition de Pétrarque, il traduisit la Bible. Agent double au service des Médicis, chargé de surveiller les fuorusciti, il était aussi suspect de luthéranisme et fut condamné à l’abjuration en 1555.

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