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Rime diverse di molti eccellentissimi autori (1546)

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[fleuron] RIME [fleuron]/ diverse di/ molti eccellentiss./ avttori nvova-/mente raccolte./ con nvova additione/ ristampato./ [fleuron]/ Con Gratia & Priuilegio./ [marque : de la mia morte eterna vita i vivo - semper eadem]/ In vinetia appresso gabriel/ Giolito di Ferrarii/ m d x l v i.

In-8 [200] feuillets signés A-Z8 Aa-Bb8 paginés (1-2) 3-200 101 202-374 [XXVI]. Marque sur le titre (66 mm) ; autre au verso du dernier feuillet (77 mm) ; fleurons, lettrines, caractères italiques. Il existe deux états du titre, avec ou sans la mention « libro primo » avant « con nvova additione ».

Lodovico Domenichi (1514-1564) procura en 1545 l’édition d’un recueil collectif de rime diverse pour Gabriele Giolito. Ce recueil connut un succès considérable, en termes commerciaux et littéraires, et donna le modèle d’une forme d’édition des textes poétiques, à vocation totalisante, offrant l’ensemble des auteurs italiens, appelée à se prolonger jusqu’à la fin du siècle. Le volume était dédié à don Hurtado de Mendoza, ambassadeur d’Espagne à Venise de 1539 à 1547, avant d’occuper ces fonctions à Rome. Mendoza est connu comme collectionneur de manuscrits antiques et comme bibliophile [1].

Le volume des Rime diverse connut trois éditions : la première publiée en 1545, suivie d’une deuxième édition, très modifiée, publiée en 1546. Par rapport à l’édition originale, outre des pièces réattribuées et quelques pièces nouvelles d’auteurs déjà cités, apparaissent deux nouveaux auteurs : Antonio Mezzabarba et Nicolò Tiepolo ; au premier est attribué un sonnet donné à Della Casa dans l’édition prcédente ; au second, 6 sonnets alors donnés à Vincenzo Martelli. En revanche, ont été supprimés 41 sonnets et les auteurs suivants : Anton Maria Bracciforte, Giovanni Brevio, Luigi Cassola, Antonio Cavallino, Girolamo Fracastoro, Nicolò Martelli, Leone Orsini, Vicino Orsini, Tiberio Pandola, Marcantonio Passero, Aurelio Soligo et Gabriele Zerbi, ainsi que Giovanni Antonio Clario, et les pièces de celui-ci publiées sous les pseudonymes de Giulio Roselli Acquaviva, Gianluca Benedetti, Antonio et Giambattista Corradi. Clario, un collaborateur habituel du libraire Valgrisi, s’était brouillé avec Domenichi au début de l’année 1546, probablement pour des raisons éditoriales. Les raisons des autres exclusions sont peu claires.Une troisième édition parut en 1549, voir ce volume.

Le recueil contient 564 pièces dont 506 sonnets de 85 auteurs différents : Luigi Alamanni (10), Nicolò Amanio [2] (8), Giovanni Andrea dell’Anguillara [3], Pietro Aretino (9), Lodovico Ariosto (3), Francesca Baffo [4] (2), Pietro Barignano [5] (7), Giorgio Belmosto, Pietro Bembo (17), Jacopo Antonio Benalio [6] (2), Ercole Bentivoglio [7] (4), Camillo Besalio [8] (17), Giuseppe Betussi (2), Antonio Brocardo (2), Giulio Camillo [9] (22), Alessandro Campesano [10] (4), Paolo Canal [11] (4), Lelio Capilupi (2), Francesco Capo di Lista [12], Bernardo Cappello (7), Bartolomeo Carli Piccolomini (3), Annibal Caro (11), Giovanni della Casa, Tommaso Castellani [13] (19), Cornelio da Castello [14] (2), Baldassare Castiglione (3), le capitan Camillo Caula [15], Marco Cavallo [16] (4), Pier’Antonio Chiocca [17] (4), Francesco Coccio [18] (8), le comte Collaltino di Collalto [19] (8), Vittoria Colonna (4), Francesco Coppetta (3), Scipione Costanzo [20], Giovanni Cotta, Paolo Crivelli [21] (6), Bernardino Daniello (8), Lodovico Dolce (30), Lodovico Domenichi (16), Anton Francesco Doni, Bartolomeo Ferrini [22] (3), Laodomia Forteguerri [23], Trifon Gabriele [24] (2), Veronica Gambara (11), Giovanni Andrea Gesualdo [25] (11), l’abbate Alessandro Giovio [26] (6), Lancilotto Gnocco [27] (3), Bartolomeo Gottifredi [28] (18), Emanuele Grimaldi [29] (4), Giovanni Guidiccione [30] (73), Jacopo Marmitta [31] (2), Ugolino Martelli [32], Vincenzo Martelli (5 ; le sonnet ‘D’un bianco marmo’ est en fait de Barignano), le cardinal Ippolito de’ Medici, Lorenzo de’ Medici, Girolamo Mentovato [33] (3), Antonio Mezzabarba [34], Francesco Maria Molza (33), Giovanni Mozzarello [Muzzarelli] [35] (18), Girolamo Muzio (4), Andrea Navagero (6), Girolamo Parabosco (14), Alessandro Piccolomini (3), Gandolfo Porrino, Vincenzo Quirino [36] (une pièce en 27 stanze), Luigi Raimondi [37] (2), Cosimo Rucellai [38], Jacopo Salvi, de Bologne [dit Sellaio] (3), Ottaviano Salvi (5), Francesco Sansovino (4), Fortunio Spira [39] (13), Baldassare Stampa [40] (2), Giambattista Susio [41], Bernardo Tasso, Laura Terracina (une canzone à Ludovico Domenichi), Nicolò Tiepolo [42] (7), Claudio Tolomei (2), Bernardino Tomitano [43] (6), Battista della Torre [44] (7), Annibal Tosco [45] (une pièce en 25 stanze), Giovangiorgio Dressino [sic pour Trissino], Benedetto Varchi (6), le marquis del Vasto [46] (2), Giovanni Antonio Volpi [47] (3), Girolamo Volpi [48] (3).

La table des errata indique que le sonnet ‘D’un bianco marmo in due parti diviso…’, attribué à Vincenzo Martelli, doit être rendu à Barignano, de même que les six derniers sonnets attribués à Nicolò Tiepolo, et que le sonnet ‘O stelle, o cielo, o fiero mio pianeta…’, figura à la fois parmi les pièces de Giovanni Andrea Gesualdo et celles de Tommaso Castellano.

Hauteur : 150 mm. Vélin rigide, dos long, titre manuscrit, tranches bleues (reliure du XVIIIe siècle).

→ Bongi, I, p. 241 ; Brunet, IV, 1303 ; Vaganay, 1546, n° 9 ; Ascarelli-Menato, p. 373-375 ; Panizzi, 4988.

B. Bartolomeo, « Notizie su sonetto e canzone nelle Rime diverse », in ‘I più vaghi e più soavi fiori’. Studi sulle antologie di lirica del Cinquecento, éd. M. Bianca & E. Strada, Alessandria, Dell’Orso, 2001, p. 43-76 ; F. Tomasi, « Alcuni aspetti delle antologie liriche del secondo Cinquecento », ibid., p. 77-85.

Edition moderne : Rime diverse di molti eccellentissimi autori, éd. F. Tomasi & P. Zaja, Turin, RES, 2001.

[1Sur ce personnage, voir A. Hobson, Renaissance Book Collecting : Jean Grolier and Diego Hurtado de Mendoza, their Collections and Bindings, Cambridge Mass, 1999.

[2Né à Crema vers 1468, Nicolò Amanio fut magistrat à Crémone, avant d’être nommé podestà de Milan par Francesco II Sforza, en 1524. Il mourut en 1528. Il était réputé comme poète d’amour, d’un pétrarquisme pré-bembien. Ses rime furent publiées après sa mort dans diverses anthologies, et on conserve un manuscrit contenant 78 sonnets et deux capitoli (Bergame, Biblioteca Angelo Mai). Lié à Bandello, Amanio est cité par l’Arioste dans le Furioso(xlvi, 16).

[3Originaire de Sutri, Giovanni Andrea dell’Anguillara (1517-1572) fit des études de droit à Padoue, où il fréquenta l’Accademia degli Infiammati. A Rome, il entra au service du cardinal Alessandro Farnese, qu’il accompagna en France. Au cours de ce séjour, il composa un volume de Stanze nel natale del duca d’Angiò, célébrant la naissance du futur Henri III. Il laissa une traduction des Métamorphoses d’Ovide (Venise, 1561), ainsi que quelques chants de l’Enéide (Venise, 1564, 1566).

[4Courtisane et poétesse vénitienne, célébrée par Giuseppe Betussi, voir Il Raverta, Venise, G. Giolito de’ Ferrari, 1562.

[5Originaire de Pesaro, mort vers 1550, Pietro Barignano fut poète à la cour d’Urbin, où il connut Bembo. Ses œuvres n’ont jamais été réunies en un recueil, mais figurent dans différentes anthologies, dont les Rime di diversi nobili poeti toscani, de Dionigi Atanagi, en 1565, qui en donne un ensemble important, voir ce volume.

[6Jacopo Antonio Benalio naquit vers 1490 à Trévise d’une famille d’origine bergamasque. Après des années d’errance, et des études à Padoue, il exerça la médecine dans sa ville natale, où il mourut en 1549. La bibliothèque de Trévise conserve de lui deux recueils autographes, marqués par la leçon de Pétrarque.

[7Ercole Bentivoglio naquit à Mantoue en 1507. Il fut attaché à la cour de Ferrare, où il fréquenta l’Arioste, puis s’établit à Venise, où il mourut en 1573. Il est surtout connu comme auteur de comédies, I Fantasmi et I Gelosi, et de satires, voir [Fr. Sansovino éd.], Sette libri di satire, Venise, N. Bevilaqua, 1563.

[8Personnage peu connu. En 1543, Besalio était secrétaire du podestà de Feltre, Andrea Tiepolo, et il était en relations épistolaires avec Marco Bembo. Il mourut en 1566, laissant plusieurs pièces de qualité, recueillies dans diverses anthologies.

[9Giulio Camillo Delminio (vers 1480-1544). Frioulan, il se forma à Venise, où il connut Erasme, et à Padoue. Il enseigna dans plusieurs cités italiennes, dont Pordenone, vers 1508, où il fréquente le cercle réuni autour de Bartolomeo d’Alviano, avant de séjourner en France, en 1530 ; il séduisit François Ier par son projet d’un théâtre della Sapientia, encyclopédique et cabalistique. De retour en Italie, il entra au service d’Alfonso d’Avalos et mourut à Milan en 1544. Camillo laissa une œuvre considérable, dans des domaines très divers : on notera un commentaire de Pétrarque (Venise, 1553) et quelques rime (32 sonnets, une ballade et une canzone), réunies dans les éditions posthumes des Opere.

[10Originaire de Bassano del Grappa, né en 1521, Andrea Campesano fit ses études de droit à Padoue et à Bologne. Il se fixa dans sa cité, où il occupa diverses magistratures, tout en restant très lié aux milieux savants et éditoriaux de Venise. Il mourut en 1572.

[11Né en 1481 d’une ancienne famille noble de Venise, Paolo Canal fréquenta les cercles humanistes liés à Alde Manuce et s’acquit une grande réputation d’helléniste et de lettré, célébré par Bembo et par Erasme. Il mourut prématurément en 1508, après sa prise d’habit chez les Camaldules de San Michele de Murano, où il s’était retiré avec Tommaso Giustinian et Trifon Gabriele. Il laissa quelques poèmes en langue vulgaire, très proches du modèle bembien.

[12Né à Padoue en 1405, Francesco Capodilista enseigna le droit et fut chargé de plusieurs missions diplomatiques à Venise. Il mourut vers 1460, laissant une dizaine de rime d’inspiration pétrarquiste.

[13Poète et lettré bolonais, né à la fin du XVe siècle ; il était au service du duc de Milan Francesco II Sforza et mourut en 1541. Ses rime furent publiées en une édition collective procurée par son frère Bernardo (Bologne, Giaccarelli, 1545).

[14Cornelio Frangipane (1508-1588), des seigneurs de Castello, de Tarcento.

[15Originaire de Modène, le capitaine Camillo Caula servit sous Guido Rangoni, qu’il suivit en France dans les années 1540 ; il entra ensuite au service d’Ercole II d’Este, qui le nomma gouverneur de Brescello. Il mourut en 1571. Il fut impliqué dans une fameuse affaire d’honneur, sur laquelle il laissa un commentaire, le Parere del capitan Caula come padrino del Sig. Riccardo di Merode (Mantoue, 1557).

[16Originaire d’Ancône, Marco Cavallo fut élève de l’humaniste Matte Bonfini, puis entra au service des cours de Ferrare et d’Urbin, avant de suivre le cardinal Marco Corner. Il se donna la mort en 1526. Sa réputation poétique était grande, et on lui attribua un Rinaldo furioso, publié à Venise en 1526, probablement dû à Tromba di Gualdo.

[17Personnage non identifié, peut-être au service du cardinal Cornaro, selon un témoignage tiré du testament de Tullia d’Aragona. Une famille Chiocha est citée à Vérone à l’époque.

[18Originaire d’Ombrie, lié à Pietro Aretino, Francesco Coccio était au service de la famille vénitienne Contarini, puis des Badoer. Il donna plusieurs traductions, dont celle de l’Institutio principis Christiani d’Erasme (Venise, Nicolini da Sabbio, 1551). Il était membre de l’Accademia dei Pellegrini puis de l’Accademia della Fama.

[19Sur ce personnage, amant de Gaspara Stampa, voir Gaspara Stampa, Rime, Venise, P. Pietrasanta, 1554.

[20Personnage peu connu, homme d’armes, lié à la famille vénitienne Donà. Son sonnet est adressé à Francesca Baffo.

[21Orfèvre vénitien, né vers 1520, Paolo Crivelli participa, dans les années 1540, au mouvement évangélique à Venise, ainsi qu’en témoigne Orazio Brunetti dans ses Lettere (Venise, 1548). Il collabora occasionnellement avec Lodovico Dolce et Lodovico Domenichi. Dans les années 1550, il était fixé à Raguse.

[22Originaire de Ferrare, où il naquit en 1508, Bartolomeo Ferrini poursuivit une carrière administrative au service des Este. Il mourut en 1545, et Alberto Lollio lui dédia une oraison funèbre, imprimée en 1547 (Venise, Gabriele Giolito). Ferrini était membre de l’Accademia degli Elevati.

[23Poétesse née à Sienne en 1515, célébrée par Alessandro Piccolomini, qui commenta le sonnet cité devant l’Accademia degli Infiammati en février 1541.

[24Né à Trévise en 1470, issu d’une vieille famille vénitienne, Trifon Gabriele joua un rôle de premer plan dans le développement de la poésie lyrique et les études en langue vulgaire à Venise. Bembo, qui lui confia la révision des deux premiers livres des Prose en 1512, le qualifiait de « dottissimo e sopra tutto intendentissimo delle volgari cose » (Prose, I, 13). Il mourut en octobre 1549, laissant son disciple et plagiaire Bernardino Daniello (voir B. Daniello, La poetica, Venise, G. A. Nicolini da Sabbio, 1536) transmettre l’essentiel de son enseignement.

[25Originaire de Traetto, né en 1496, auteur d’un important commentaire sur Pétrarque publié en 1533, voir Fr. Petrarca, Il Petrarca, comm. G. A. Gesualdo, Venise, G. A. Nicolini da Sabbio, 1533

[26Frère aîné de Paolo Giovio, Alessandro Giovio (1503-1564), abbé commendataire de San Giuliano.

[27Personnage peu connu, lié à Anton Francesco Doni, qui lui écrit en octobre 1545. Il est peut-être apparenté à Cesare Gnocchi, fondateur de l’Accademia dei Filergiti à Forlì.

[28Originaire de Plaisance, où il naquit vers 1500 et où il exerça l’office de notaire à partir de 1531, Bartolomeo Ferrini participa aux travaux de l’Accademia degli Ortolani. Au service des Farnese, il participa à une mission en Hongrie en 1543, date après laquelle on perd sa trace. Outre quelques poèmes, il laissa deux traités, le Specchio d’Amore et Dell’amor santo delle monache qui n’ont pas été imprimés.

[29Originaire de Gênes, étudiant à Padoue, où il participa aux travaux de l’Accademia degli Infiammati et où il se lia avec Alessandro Piccolomini. Un nombre plus important de ses pièces parut dans le Libro quarto, en 1551, voir ce volume.

[30Poète et prélat, originaire de Lucques, Giovanni Guidiccione (1500-1541) bénéficia de la protection de Paul III Farnese et fut nommé évêque de Fossombrone et gouverneur de Macerata.

[31Né à Parme en 1504, secrétaire du cardinal Ricci, membre de l’Accademia degli Innominati, voir G. Marmitta, Rime, Parme, S. Viotti, 1564

[32Né à Florence en 1519, Ugolino Martelli fit ses études à Padoue et fréquenta l’Accademia degli Infiammati. De retour à Florence, il participa aux travaux de l’Accademia Fiorentina, dont il devint consul en 1544. Il entra au service de Lorenzo Strozzi, qu’il suivit en France. En 1568, il fut nommé évêque de Glandèves. Il mourut en 1592 près de Florence, où il était revenu en 1588.

[33Professeur de droit à Plaisance, membre de l’Accademia degli Ortolani. Pierluigi Farnese le nomma gouverneur de Parme.

[34Né à Venise, fils d’un orfèvre originaire de Pavie, Antonio Isidoro Mezzabarba (c. 1485-1564) était un élève de Trifon Gabriele. Magistrat, assesseur au podestà de Padoue, il est également connu comme copiste. Ses propres rime, suivant le modèle bembien, avaient été publiées en 1536 (Venise, Marcolini).

[35Né vers 1486 à Gazzuolo, Giovanni Muzzarelli entra au service de Ludovico Gonzaga, évêque de Mantoue, puis des Gonzague de Sabbioneta. Elisabetta Gonzaga lui fit obtenir un bénéfice et il s’établit à Rome. Il mourut en 1516 au cours d’une mission à la Rocca di Mondaino dont il était capitaine. Muzzarelli avait été marqué par la leçon de Bembo. Il s’était fait connaître par une Amorosa opra, dédié à Elisabetta Gonzaga, duchesse d’Urbin ; un recueil de Canzoni et sestine amorose fut publié à Ferrare en 1562.

[36Issu d’une famille patricienne de Venise, Vincenzo Querini (1479-1514) participa à la Compagnia degli Amici, avec Nicolò Tiepolo, Trifon Gabriele et Pietro Bembo. Après avoir suivi le cursus honorum traditionnel de son milieu, il se retira en 1511 chez les Camaldules. Il mourut à Rome, alors que Léon X allait le créer cardinal. Il laissa des stanze recueillies dans différentes anthologies et qui furent éditées séparément en 1548 (Venise, Bernardino Bindoni).

[37Originaire de Côme, où il exerçait la profession de notaire.

[38Précocément disparu, Cosimo Rucellai (1495-1519) appartenait à une ancienne famille florentine et animait, en compagnie de Giovanni et de Bernardo Rucellai, les réunions des Orti Oricellari.

[39Originaire de Bomarzo, près de Viterbe, Fortunio Spira était au service des évêques de Nicosia, Livio puis Cesare Pocataro. On lui attribue une violente satire contre l’Arétin, la Vita di Pietro Aretino del Bernia (Pérouse, 1538).

[40Frère de la fameuse Gaspara Stampa (voir Gaspara Stampa, Rime, Venise, P. Pietrasanta, 1554), Baldassare mourut prématurément en 1544 à l’âge de dix-neuf ans. Il laissa quelques rime, qui connurent un certain succès.

[41Originaire de Mirandola, Giovanni Battista Susio, né en 1519, fit des études de médecine et exerça son art à Mantoue. Lié à Domenichi, il composa divers traités médicaux et un ouvrage sur le duel (1555).

[42Lié à Bembo, membre de la fameuse Compagnia degli amici, Nicolò Tiepolo, qui se voua à une brillante carrière de magistrat et de diplomate au service de la République de Venise, laissa quelques rares rime de jeunesse.

[43Après des études de médecine et de philosophie à Padoue, Bernardino Tomitano (1517-1576) mena une carrière universitaire et académique. En 1555, il fut poursuivi pour son Espositione letterale del testo di Matheo evangelista (Venise, Grifio, 1547), et il dut rétracter publiquement l’orientation érasmienne qu’il avait suivie. En 1563, il renonça à l’enseignement, tout en continuant l’exercice de la médecine et des travaux de philosophie. Tomitano était membre de l’Accademia degli Infiammati.

[44Originaire de Vérone, d’une importante famille prétendant descendre des Torriani de Milan, fils de Girolamo della Torre, médecin et professeur à Padoue, ami de Fracastoro. Il mourut en 1534.

[45Avocat originaire de Cesena, il était lié à Giuseppe Betussi. Les stanze publiées dans le recueil sont adressées à la comtesse Silvia Somma da Bagno, ainsi que l’indique une mention de l’édition de 1545.

[46Alfonso del Vasto (1502-1546), marquis del Vasto.

[47Originaire de Côme, lié à Paolo Giovio, Girolamo Volpi était au service des Farnese.

[48Frère du précédent, au service des Farnese.

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