accueil

SANNAZARO (Jacopo), Del Parto della Vergine (1588)

1 2 3

[encadrement de titre]

DEL PARTO/ della vergine/ del sannazaro/ libri tre,/ Tradotti in versi Toscani/ da Giovanni Giolito/ de’ Ferrari./ al ser.mo sig.r don/ vincenzo gonzaga,/ Duca di Mantova, e di/ Monferrato, &c./ in venetia,/ appresso i gioliti./ m d lxxxviii.

In-4° [74] feuillets signés ( )4 A-R4 S2 non chiffrés. Titre dans un encadrement gravé aux figures de Jupiter et Pallas et la marque « semper eadem ». Trois figures (104 x 48 mm) gravées sur bois, dans un large encadrement à grotesques et motif de cuirs découpés : f. ( )4 v°, Annonciation ; f. F v°, Rencontre à la porte dorée ; f. L4 v°, Nativité. Bandeaux de différents types, dont aux mascarons et guirlandes ; autre à grotesques et armoiries (longueur : 108 mm) ; autre à la marque de Giolito ; fleurons ; lettrines (29 x 28 mm), reprenant les mêmes sujets que les figures ; texte dans un encadrement typographique (175 mm) ; caractères italiques. Il existe des exemplaires sans les trois feuillets portant la dédicace et l’avis au lecteur, signés ( )2-( )4, avec la première figure imprimée au verso de la page de titre.

Vers 1506, Sannazaro commença la rédaction d’un long poème en vers latin, le poème De partu Virginis, une épopée de la Nativité, combinant un sujet sacré aux ressources de la mythologie païenne. Il y travailla durant près de 20 ans. Le poème parut à Naples en 1526, chez Antonio Frezza. Considéré comme l’œuvre majeure du poète, le De partu connut de nombreuses éditions séparées ou collectives.

Francesco Morosini da Prato Vecchio en donna une première version italienne, en versi sciolti, publiée en 1552 [1]. Une deuxième version, en ottava rima, par Girolamo Zoppio, parut en 1555 (Bologne, Anselmo Giaccarello). Giovanni Giolito (1554-1591), fils de l’imprimeur-libraire Gabriele Giolito de’ Ferrari, donna cette troisième version, en versi sciolti, qu’il dédia au duc de Mantoue, Vincenzo Gonzaga (1562-1612) [2]. Dans son avis au lecteur, Giolito loue la perfection de la latinité de Sannazar, et présente l’œuvre dans une intention apologétique et polémique. Dans une lettre datée de Pavie, du 15 mars 1590, Stefano Guazzo accuse réception d’un exemplaire du Parto della Vergine que lui a adressé Giovanni Giolito, et qu’il juge « felicemente tradotto [3] ».

L’édition est élégante, imprimée avec de beaux ornements et une illustration choisie, par les soins du traducteur, lui-même imprimeur, associé à son frère, tous les deux successeurs de Gabriele Giolito.

Hauteur : 213 mm. Vélin rigide, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fers dorés, roulette et double filet dorés sur les plats, gardes de papier moucheté, tranches rouges (reliure italienne du XVIIIe siècle).

Provenance : signature sur une garde, L’abbé de Verthamon-Charandeau.

→ Brunet, V, 128 ; Bongi, II, p. 128-129 ; BL, 605 ; Ascarelli-Menato, p. 374 ; Panizzi, 5206.

[1Edition rarissime, décrite par C. D’Alessio, Amor di Libro, 1953, p. 62-63.

[2Fils de Guglielmo Gonzaga et d’Eléonore d’Autriche, 4e duc de Mantoue en 1587.

[3S. Guazzo, Lettere, Venise, Barezzo Barezzi, 1599, p. 446.

4

© 2000-2017 Tous droits réservés - Fondation Barbier-Mueller pour l'étude de la poésie italienne de la Renaissance. Design : Aldemos |