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SANNAZARO (Jacopo), Le Rime (1532)

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[encadrement de titre]

le rime di/ M. Giacobo Sannazaro/ Nobile Napolitano, ri-/stampate di nuoua con/ la gionta, dal suo pro/prio originale ca/uate del/ m d xxxii. [fleuron]

[souscription] Finisce le Rime di M. Giacobo Sannazaro Nobile/ Napolitano, nuouamente stampate con la gio[n]/ta per Nicolo d’Aristotile detto Zop-/pino, del mese di Agosto/ mdxxxii.

In-8° [56] feuillets signés A-G8 chiffrés (1) 2-54 [II] ; (3) mal chiffrés 2. Titre imprimé en rouge et noir, dans un encadrement gravé (130 mm) composé de 10 pièces, signé G. B. Vignette au verso du dernier feuillet (52 x 35 mm). Caractères italiques.

Composés entre 1483 et 1504, avec des ajouts tardifs, les Rime de Sannazaro ne furent publiées qu’après la mort de leur auteur, et sans que celui-ci leur eût donné un ordre définitif. Le recueil est en trois parties, dont la deuxième se présente comme un véritable canzoniere. Il contient 79 sonnets, douze canzoni, trois rime, une stanza, que suivent cinq sonnets, un capitolo, deux canzoni et six sonnets nouveaux. Une visione déplore la mort d’Alfonso d’Avalos [1].

Les deux premières éditions des Rime parurent en 1530, à Naples au mois de novembre, chez Giovanni Sultzbach, et à Rome, chez Antonio Blado, sans indication de mois ; cette dernière édition est considérée comme l’originale. Elles furent suivies d’une autre édition romaine de format in-8°, anonyme, à la date du 20 décembre 1530, précédant une édition vénitienne publiée par Zoppino, en 1531. Zoppino donna une seconde édition, en août 1532, en même temps que Marchio Sessa.

Hauteur : 147 mm. Demi-veau brun, dos orné de roulettes et de fleurons dorés, pièce de titre, plats recouverts de papier peint, coins (reliure italienne du XVIIIe siècle).

Provenance : étiquette de la librairie Fiammetta Soave (Rome).

→ Brunet, V, 129-130 ; Vaganay, 1532, n° 3 ; Sander, 6725 ; Ascarelli-Menato, p. 351-352.

[1Premier marquis de Pescara, époux en 1489 de Diana di Cardona, Alfonso d’Avalos était fils d’Iñigo d’Avalos et d’Antonella d’Aquino, et père de Ferrante d’Avalos, le vainqueur de Pavie. Capitaine de l’armée napolitaine, il combattit les troupes françaises, et fut tué en septembre 1495 ; selon l’Arioste, il était le « miglior cavalier di quell ’etade » (Orlando furioso, xxxiii, 33).

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