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SANNAZARO (Jacopo), Opera omnia (1586)

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IACOBI SAN-/nazarii ope-/ra omnia./ [fleuron]/ Quorum Indicem sequens/ pagella continet./ [marque : virtvte dvce comite fortvna]/ lvgdvni,/ apvd ant. gryphivm/ m d lxxxvii.

In-16 [104] feuillets signés a-n8 paginés (1) 2-83 (bl) 85-119 200 121-202 103 204-205 106 [II bl.]. Marque sur le titre (43 mm). caractères italiques.

Réimpression de l’édition collective des œuvres latines de Sannazar, publiée pour la première fois par Antoine Gryphe en 1581, sur les Opera omnia latina scripta éditées en 1534 (Venise, Aldo). Outre deux poèmes sacrés, le fameux De partu Virginis, et la Lamentatio de morte Christi, le recueil comprend 6 églogues, adressées à Ferdinando, duc de Calabre [1], Cassandra Marchese, Trajanus Cavanilius [Troiano Cavaniglia] [2] seigneur de Troia et Montella ; trois livres d’élégies, respectivement de dix, neuf et trois pièces, adressées à ou sur la mort d’Alfonso, roi de Sicile [3], Federico, roi de Sicile [4], Lucio Crasso, Giuniano Maio, Cassandra Marchese, Ludovico Montale, de Syracuse, Cornelia Piccolomini, Pontano, Pierre de Rochefort, chancelier de France, Giovanni di Sangro ; trois livres d’épigrammes, contenant 150 pièces composées en distiques élégiaques ou en vers hendécasyllabiques. Le volume s’achève sur la vita de Sannazar par Paolo Giovio, qui réunit des diverses épitaphes latines du poète par Gabriele Altilio, Pietro Bembo, Hieronymus Carbo, Marcantonio Flaminio, Pietro Gravina, Nicolaeus Grudius, Latomus [5], Joannes Pardus, Tebaldeo, Basilio Zanchi, ainsi que la notice de Gian Matteo Toscano, tirée du Peplus Italiæ [6].

Hauteur : 117 mm. Parchemin souple, dos lisse (reliure de l’époque).

Provenance : signature Natalis Brulart Anno 1589 sur la première garde [Noël Brûlart, troisième fils de Pierre Brûlart et de Marie Cauchon, frère du chancelier Nicolas Brûlart ; chevalier de Malte, ambassadeur de la Religion à Rome, il était connu sous le nom du Commandeur de Sillery ; à son retour de Rome, il devint chevalier d’honneur de la reine Marie de Médicis ; à sa mort, il fut inhumé dans l’église des Filles de Saint-Antoine, qu’il avait fait bâtir] ; un distique latin manuscrit ; calligramme de la même main sur la dernière garde volante ; longue inscription manuscrite en anglais (XIXe siècle) au verso de la première garde.

→ Baudrier, VIII, 399 (cite 3 exemplaires) ; BL, 394.

[1Ferdinando (1488-1550), duc de Calabre, fils de Federico I d’Aragon, dernier roi de Naples, et d’Isabella del Balzo.

[2Troiano Cavaniglia (1479-1528), baron napolitain, membre de l’Accademia pontaniana. Il avait animé la résistance contre les Français en 1501.

[3Alfonso II d’Aragon (1448-1495), duc de Calabre, roi de Naples en 1494-1495.

[4Federico I d’Aragon (1452-1504), frère du précédent, prince de Tarente, roi de Naples de 1497 à 1501.

[5Barthélemy Le Masson (1485-1566), dit Latomus, humaniste belge, lecteur royal, ami de Budé.

[6Collection d’éloges de lettrés italiens, le Peplus Italiæ (Paris, F. Morel, 1578), est l’œuvre de Gian Matteo Toscano, coadjuteur de l’évêque de Cahors, qui procura également un volume de Carmina illustrium poetarum Italorum (Paris, G. Gorbin, 1576-1577).

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