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SPERONI DEGLI ALVAROTTI (Sperone), Giudicio sopra la tragedia di Canace. Canace tragedia (1566)

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GIVDICIO SOPRA/ la tragedia di/ canace, et macareo./ Con molte utili considerationi circa l’arte Tragica,/ & di altri poemi, con la tragedia appresso./ [fleuron]/ [marque]/ in venetia, m. dlxvi.

[suit]

canace/ TRAGEDIA/ di m. sperone/ speroni, nobile/ padovano./[marque]/ in venetia. m d lxvi.

In-8° ; deux parties : [54] feuillets signés A-G8 chiffrés (1) 2-54 [II bl.] ; [40] feuillets signés A-E8 chiffrés (1) 2-32 41-48. Marque sur les titres (100 mm) ; lettrines, fleurons typographiques. Caractères italiques.

La Canace, composée par Sperone Speroni au printemps 1542, devait être représentée à Padoue sous la direction de Ruzzante, mais la disparition de celui-ci empêcha cette réalisation. La pièce connut une première diffusion manuscrite, avant d’être publiée en 1546 par Francesco Doni, en une édition très incorrecte, puis la même année (Venise, Valgrisi), par les soins de Giovanni Antonio Clario, qui se fondait sur un manuscrit autographe [1], avec une dédicace à Bernardino Martirano. Une troisième édition parut en 1550 (Lucques, Busdrago).

Cette tragédie en endecasillabi sciolti, en cinq actes conclus par un chœur, développe une intrigue particulièrement horrible. Speroni s’éloignait de la doctrine d’Aristote en représentant des héros scélérats, suscitant un débat, auquel répond le Giudicio sopra la tragedia di Canace, publié pour la première fois en 1550 (Lucques, Busdrago), avec la troisème édition de la pièce, mais qui circulait manuscrit dès 1543. Cette critique du style et du sujet, amplifiée jusqu’à devenir un traité sur l’art de la tragédie, a été attribuée à l’érudit florentin Bartolomeo Cavalcanti (1503-1562) ou à Giovanni Battista Giraldi. Speroni répondit par une Apologia, à laquelle il se consacra en 1552-1553, mais qui ne fut présentée qu’en 1558, au cours de leçons tenues devant l’Accademia degli Elevati. Giraldi répondit à cette Apologia par une épître latine. L’un et l’autre mirent un terme à une querelle, que poursuivirent d’autres érudits autour de Faustino Summo.

Hauteur : 143 mm. Demi-vélin, plats cartonnés (reliure moderne).

Provenance : ex-libris manuscrit biffé sur le titre Camilli perni liber.

→ Brunet, V, 488 ; BL, 636 ; Clubb, 801 ; Bregoli Russo, 572.

[1Le manuscrit est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque vaticane (Lat. 4820).

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