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TASSO (Torquato), Aminte (1603)

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AMINTE/ fable boscagere/ dv Seignevr Tor-/quato Tasso./ Traduite d’Italien en François par G. Belliard,/ & imprimee en deux langues pour ceux/ qui desirent auoir l’intelligence de/ l’vne d’icelles./ [marque : ad celvm volito in deo qviescam]/ a roven,/ Chez Claude le Villain, Libraire, &/ Relieur du Roy, rüe du Bec, à/ la bonne Renommée./ 1603.

In-12 [84] feuillets signés [A8] B4 C8 D4 E8 F4 G8 H4 I8-K4 L8 M4 N8 O4 paginés [IV] 1-44 41-61 2 63-66 97 68-119 20 121-136 135-154 153 [IV dont I bl.]. Marque sur le titre (41 mm) ; bandeaux gravés ; bandeaux typographiques ; texte italien en caractères italiques, texte français en caractères romains.

L’Aminta connut un grand succès en France. Le texte italien fut imprimé à Paris dès 1584 chez Abel L’Angelier, en une édition probablement procurée par Ferrante Guisoni (1530-1597), agent de Mantoue auprès de la cour de France, qui reproduisait l’édition aldine de 1581. Au même moment, Pierre de Brach, un ami de Montaigne, en donnait une version française, imprimée à Bordeaux en 1584, de même que Henriette de Clèves, duchesse de Nevers, dont la traduction, mentionnée par La Croix du Maine [1], ne fut pas imprimée. En 1587, toujours chez L’Angelier, parut une nouvelle traduction, en prose, dont l’extrait du privilège indique qu’elle était due à Guillaume Belliard [2] ; il n’est pas impossible que celui-ci, secrétaire de la princesse de Clèves, ait collaboré à la version précédente, qu’il aurait reprise sous son propre nom. Cette édition connut un certain succès et fut plusieurs fois réimprimée. L’édition publiée à Rouen, par Le Villain en 1603, donne avec le texte français, le texte italien, confirmant la lecture plus poétique que dramatique qui était faite de l’œuvre, et le rôle de ces éditions bilingues dans l’apprentissage des langues modernes. Il existe une seconde émission, à la date de 1609.

Hauteur : 138 mm. Parchemin souple (reliure de l’époque).

Provenance : signature Cardon sur le titre ; paraphe sur la dernière garde.

→ Arbour, 3870 ; Michel, VIII, p. 22 ; Bingen, Maître italien, p. 302, n° 84 ; Dotoli, p. 161.

[1Fr. de La Croix du Maine, La Bibliothèque, Paris, L’Angelier, p. 487 et f. 3A4 v°.

[2Originaire de Blois, Guillaume Belliard fut d’abord au service de Marguerite de Valois ; en 1578, il dédia à cette princesse un Premier livre des poèmes (Paris, Claude Gautier), contenant des traductions de Pétrarque et de l’Arioste, voir J. P. Barbier-Mueller, Ma Bibliothèque poétique, t. IV, 1, p. 127-129.

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