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TASSO (Torquato), Discorsi dell’arte poetica (1587)

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DISCORSI/ del signor/ torqvato tasso./ dell’arte poetica ; et in/ particolare del Poema Heroico./ et insieme il primo libro delle lettere/ scritte à diuersi suoi amici, lequali oltra la famigliarità, sono ri/piene di molti concetti, & auertimenti poetici à di/chiaratione d’alcuni luoghi della sua/ Gierusalemme liberata./ gli vni, e l’altre scritte nel tempo,/ ch’egli compose detto suo Poema./ non piv stampati./ [marque : frvstra oppositæ]/ in venetia, mdlxxxvii./ Ad instanza di Giulio Vassalini [sic] Libraro à Ferrara.

In-4° [112] feuillets signés +4 A-Z4 Aa-Dd4 chiffrés [IV] 108. Marque sur le titre (63 mm ; Vaccaro, 53 ; Zappella 1107 ; cette marque a été utilisée à Venise de 1583 à 1585 par la Compagnia degli Uniti) ; bandeau à grotesques ; autre ; lettrines ; fleurons. Caractères romains.

Première édition des lettres écrites par Torquato Tasso concernant la Gerusalemme liberata. L’édition est procurée par Giovanni Battista Licino et dédiée à Scipione Gonzaga (1542-1593). Fils de Carlo Gonzaga, marquis de Gazzuolo et Emilia Cauzzio Gonzaga, archidiacre de Mantoue, chambellan de Pie IV, patriarche titulaire de Jérusalem, il fut créé cardinal cette même année 1587. Il était lié au poète depuis les études padouanes de celui-ci.

Les lettres, rédigées entre mars 1575 et janvier 1576, et accompagnant la composition du poème, sont adressées par Torquato Tasso à Silvio Antoniani, Curzio Ardizio, Orazio Ariosto, Giulio Coccapani, Scipione Gonzaga (31), Orazio Lombardelli (2), Luca Scalabrino (6) ; lettre d’Orazio Lombardelli à Tasso, autre du même à Maurizio Cataneo.

Gamba attribue l’impression du volume aux Alde ; l’adresse du libraire et l’avis aux lecteurs portent « Giulio Vassalini », alors que les autres volumes portent « Giulio Vasalini » ; Rhodes rend l’impression au typographe vénitien Andrea Muschio. La marque sur le titre est celle de la Compagnia degli Uniti, qui avait cessé son activité typographique en 1583 ; selon Zappella, elle aurait été utilisée épisodiquement par Vittorio Baldini, à Ferrare.

Hauteur : 196 mm. Parchemin souple, trace de lacets, dos refait, gardes renouvelées (reliure de l’époque).

→ Gamba, 971 note ; Parenti, 482 ; BL, 660 ; Carpané, p. 972 (recense 80 exemplaires) ; Ascarelli-Menato, p. 72-73 ; Rhodes, Silent Printers, p. 256 ; Panizzi, 5624 ; La ragione et l’arte, 117 ; Edizioni tassiane, 62.

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