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TOSCANELLA (Orazio), Bellezze del Furioso (1574)

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BELLEZZE/ del fvrioso/ di m. lodovico ariosto ;/ Scielte da Oratio Toscanella :/ con gli argomenti,/ et allegorie de i canti :/ Con l’Allegorie de i nomi proprii principali dell’opera :/ et co i lvochi commvni dell’avtore,/ per ordine di alfabeto ; del medesimo./ Con Privilegio./ [marque : virtvs et fortvna.]/ in venetia,/ Appresso Pietro de i Franceschi, & nepoti./ m. d. lxxiiii.

Deux parties en un volume in-4° : [194] feuillets signé *6 A-Z Aa-Zz AAa-BBb6 paginés [XII] 1-4 (5) 6-11 (12) 13-22 (23) 24-329 327 [LVIII]. Marque sur les deux titres (54 mm), la seconde sans la devise ; en tête de chacun des 46 chants, une vignette gravée sur bois (40 x 55 mm), agrandie sur les côtés par deux pièces à motif de satyre, avec l’argomento dans un encadrement typographique (131 x 115 mm) ; grand bandeau (24 x 79 mm) à la devise « Regina Virtus » ; bandeau typographique ; lettrines ; texte encadré d’un double filet.

A la Renaissance, les grands textes littéraires firent l’objet d’une double lecture : une lecture allégorique, fondée sur la pratique du commentaire, faisant apparaître le sens caché, une lecture utilitaire, tirant des « lieux » rhétoriques en forme de citations adaptables dans d’autres discours. Les Bellezze del Furioso d’Orazio Toscanella, dédié à Francesco Maria della Rovere (1549-1631), alors prince d’Urbin [1], répond à cette double exigence. Une première partie propose un commentaire allégorique de chaque chant de l’Orlando furioso, mettant en évidence à la fois les structures rhétoriques et décryptant toutes les allusions personnelles selon les relations du poète avec ses protecteurs ; ainsi, la suite d’anagrammes sur le prénom porté par Lucrezia Gonzaga et Lucrezia Borgia, les deux dames mentionnées dans le chants XLII (stances 83 et suivantes). Dans une seconde partie, le poème est rangé en lieux communs, de abbatimento à utilità, avec les vers qui peuvent illustrer ces notions.

L’ouvrage est imprimé par Pietro de’ Franceschi, originaire de Brescia, établi al segno della Regina ; il exerça entre 1573 et 1576, ses héritiers reprenant l’atelier jusqu’en 1587.

Hauteur : 200 mm. Vélin souple à rabats, dos long, titre calligraphié, gardes renouvelées.

Provenance : sur le titre, date 1615 ; signature G.A. Wallis 1827.

→ Gamba, 60 ; Agnelli-Ravegnani, p. 259 ; Ascarelli-Menato, p. 400 ; Panizzi, 5849 ; DTE, I, p. 448-450.

[1Fils de Guidobaldo II della Rovere et de Vittoria Farnese, Francesco Maria avait épousé en 1570 Lucrezia d’Este. Il devint duc d’Urbin en 1574.

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