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TRISSINO (Gian Giorgio), L’Italia liberata dai Goti (1547-1548)

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[encadrement] la/ italia libεrata/ da gotthi/ dεl trissinΩ./ Stampata in Rωma per Valεriω/ ε Luigi Dorici/ A petiziωne di/ Antoniω Macrω Vicentinω/ m d xlvii./ di Maggiω/ Cωn Priuilεgiω di N. S./ Papa Paulω III. εt di altri/ Pωtentati.

[souscription] Stampata in Venεzia per Tωlomεω Janiculω da/ Bressa Ne l’annω m d x lviii./ Di Nωuεmbre [Ωttωbre].

In-8° trois tomes : [558] feuillets signés *8 A-Y8 ; Aa-Zz8 ( )2 ; 3a-3z8 ( )4 respectivement chiffrés VIII 175 [I bl.] ; 181 [V dont II bl] ; 184 [IV dont I bl.]. Titre dans un encadrement, de type retable à fronton triangulaire, portant la devise prise de Sophocle (voir ci-dessus) « ΤΟ ΖΗΤΟΥΜΕΝΟΝ ΑΛΩΤΟΝ » (144 mm) ; le dessin de cet encadrement est attribué à Palladio (H. Burns, Andrea Palladio, Londres, 1975, p. 81) ; toutefois un encadrement similaire avait été employé pour la première fois en 1539 sur les Rime e prose de Luigi da Porto, et en 1540 sur les Rime d’Antonio Boatto ; aux f. Zz8 v° et 3Z8 v° : marque de Gianicolo dans le même encadrement (Vaccaro, 357) ; tableau dépliant dichiaratione de la castrametazione entre les tomes I et II ; plan de Rome (159 x 198 mm) à la fin du tome II, entre les feuillets ( ) et ( )2. Caractères italiques de chancellerie.

Il existe deux émissions du tome II ; la première, datée du mois d’octobre, présente un chant XVI incomplet de 33 vers, que le poète n’avait pas fait imprimer : trois vers au f. 127 v° « ancor sapea, che spesse volte i Preti », et trente vers aux feuillets 131 v°-132 ; ces vers en revanche figurent dans l’émission datée du mois de novembre, où les feuillets de premier tirage ont été remplacés par des cartons donnant le texte manquant. Ces cartons semblent avoir été prévus dès l’origine, les exemplaires de premier état ayant un feuillet (140) blanc, et dans les deux émissions, le texte reprend de façon identique au feuillet suivant. Cette intervention a entraîné la modification de la table des errata qui a été réimprimée et la souscription corrigée. Gamba indique que certains exemplaires ont une partie de l’errata imprimée par erreur au verso du plan de Rome.

Première édition de L’Italia liberata dai Goti, le grand poème épique de Trissino. Le sujet, inspiré de l’historien byzantin Procope († 562), relate les exploits du général byzantin Bélisaire qui libéra l’Italie des envahisseurs Ostrogoths entre 535 et 553. Le poème est dédié par Trissino à l’empereur Charles-Quint, célébré comme héritier de Justinien. Premier poème épique italien en endecasillabi sciolti, l’Italia liberata était présentée par son auteur comme le modèle de l’épopée régulière et savante, contre le romanzo de l’Arioste.

Le premier volume a été imprimé à Rome par les frères Luigi et Valerio Dorico, originaires de Brescia, actifs de 1526 à 1572, pour Antonio Macro, libraire à Vicence, non répertorié ; les deux suivants, par Tolomeo Gianicolo, alors établi à Venise.

Hauteur : 158 mm. Parchemin, titre calligraphié au dos (reliure de l’époque).

→ Gamba, 1713 ; Brunet, V, 953 ; Hastings Jackson, 662-664 ; BL, 681 (4 exemplaires dont un imprimé sur vélin) ; Galante, n°35 ; Ascarelli-Menato, p. 107 (Dorico), p. 388-389 (Gianicolo) ; Panizzi, 5879 ; DTE, I, 388-391.

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