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VARCHI (Benedetto), L’Hercolano (1570)

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[première ligne dans un cartouche] l’hercolano/ DIALOGO DI MESSER/ Benedetto Varchi,/ Nel quale si ragiona generalmente delle lingue, & in/ particolare della Toscana, e della/ fiorentina/ Composto da lui sulla occasione della disputa occorsa tra’l Com/mendator Caro, e M. Lodouico Casteluetro/ nvovamente stampato,/ Con vna Tauola pienissima nel fine di tutte le cose notabili,/ che nell’opera si contengono./ con licenza, e privilegio./ [marque F.]/ in fiorenza,/ Nella stamperia di Filippo Giunti,/ e Fratelli, mdlxx.

In-4° [188] feuillets signés *4 **2 A-Z4 2A-2Y4 2Z2 paginés [XII] (1) 2-55 59 57-204 105 206-325 329 327-339 [XXIII]. Marque sur le titre (63 mm) ; autre « nil candidivs » au verso du dernier feuillet (92mm) bandeau typographique, lettrines ; caractères romains.

Première édition, posthume, de l’Hercolano de Benedetto Varchi, un des monuments du débat sur la langue italienne au XVIe siècle. Dédiée au prince de Toscane, Francesco de’ Medici, elle est établie sur un manuscrit préparé par l’auteur et transmis par Silvano Razzi et l’évêque de Fermo, monsignor Lenzi, exécuteurs testamentaires de Varchi. Le dialogue, dont le titre fait allusion au comte Cesare Hercolani (1499-1534), de Forlì, un capitaine fameux, avec qui Varchi aurait eu la conversation rapportée par Lelio Bonsi et Vincenzo Borghini [1] (1515-1580), les autres interlocuteurs, a été composé à la suite de la querelle entre Annibal Caro et Ludovico Castelvetro, comme une apologie des positions défendues par Caro (voir A. Caro, Apologia contra M. Castelvetro, Parme, Seth Viotti, 1558). Une deuxième édition, revue par Agostino Ferentelli, a été imprimée la même année 1570, à l’adresse des Giunti de Venise, d’une pagination différente ; elle contient trois églogues qui ne figurent pas dans la première.

Hauteur : 214 mm. Demi-veau vert, dos à quatre nerfs, orné ; plats de moire bleue, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

Provenance : ex-libris imprimé Kenneth Clark, Saltwood [Lord Kenneth Clark of Saltwood (1903-1983), historien de l’art et ancien directeur de la National Gallery].

→ Gamba, 1000 note ; Brunet, V, 1086 ; Hastings Jackson, 681 ; BL, 711 ; Decia, 417 ; Ascarelli-Menato, p. 273-274 ; Panizzi, 6035 ; Medicea Laurenziana, 1583.

[1Religieux bénédictin et philologue florentin, Vincenzo Maria Borghini collabora aux funérailles de Michel-Ange en 1564 ; il travailla à la révision du Decamerone (1574) et édita le Novellino (1578).

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