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VETTORI (Piero), Orazione nelle essequie del serenissimo Cosimo de’ Medici (1574)

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[encadrement gravé]

ORAZIONE/ di m. piero/ vettori,/ recitata nelle’esseqvie/ del sereniss. cosimo/ de’ medici/ Gran Duca di Toscana,/ Nella chiesa di San Lorenzo, il di dicesette/ di Maggio m. d. lxxiiii./ Et poscia da Francesco Bocchi Fiorentino/ dalla lingua Latina tradotta nella/ fauella Fiorentina./ in fiorenza,/ Appresso Giorgio Marescotti./ mdlxxiiii./ con licenzia, et privilegio.

In-4° [26] feuillets signés A2 B-G4 non chiffrés. Titre dans un encadrement gravé aux armes des Médicis et vue de Florence ; marque « et potest et vult » (85 mm : Vaccaro, 73 ; Zappella, 889-890) sur le dernier feuillet ; au f. G3 v° : bandeau aux deux têtes de chiens, d’origine parisienne ; lettrines ; caractères romains.

La mort de Cosme de Médicis, le 21 avril 1574, fut suivie de nombreuses cérémonies publiques, qui se prolongèrent pendant plusieurs semaines. L’érudit Piero Vettori prononça en latin une oraison funèbre le 17 mai, en l’église San Lorenzo. Le texte fut traduit en italien par Francesco Bocchi (1548-1613), qui avait peut-être collaboré au texte latin, ainsi que semble l’attester le manuscrit conservé à la Bibliothèque Classense de Ravenne. On doit à Bocchi de nombreuses autres pièces d’éloquence, dont, en 1587, une Oratio de laudibus Francisci Medici (Florence, Giunti), et en 1610, une Oratio de laudibus Henrici IIII, traduite en français. Dans une lettre à Gian Vincenzo Pinelli, Claude Dupuy mentionne l’Oratio in funere Cosmi Medicis [1]. La version italienne est dédiée au prince Ernest de Bavière (1554-1612) [2].

Relié avec Descrizione della pompa funerale del ser. Cosimo de’ Medici, Florence, Giunti, 1574.

→ Mazzuchelli, II, 1394 ; Gamba, 1549 ; Ascarelli-Menato, p. 284-285 ; Guarducci, 45 (recense 11 exemplaires en Italie) ; Medicea Laurenziana, 1623.

[1A. M. Raugei, Une Correspondance, cit. p. 118.

[2Fils d’Albert V duc de Bavière et d’Anne de Habsbourg, évêque de Freshingen et de Hildesheim, Ernest de Bavière devint prince-évêque de Liège en 1581. C’était un prélat lettré à qui Philippe de Maldeghem dédia son Pétrarque en rime françoise (Bruxelles, 1600).

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