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VIDA (Girolamo), Il Sileno (1589)

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il sileno/ DIALOGO/ di hieronimo/ vida./ ivstinopolitano./ Nel quale si discorre della felicità de’ mortali,/ & si conclude, che tra tutte le cose di questo/ Mondo l’Amante fruisca solo la uera/ & perfetta beatitudine umana./ Insieme con le sue Rime, & Conclusioni Amorose./ Et con l’Interpretatione del Sig. Ottonello de’ Belli/ Iustinopolitano sopra il medesimo Dialogo./ [marque : conversa in tetto]/ in vicenza, appresso Giorgio Greco/ Ad instantia di Alciato de’Alciati, & Pietro Bertelli.

In-8° [78] feuillets signés A6 B-I8 paginés [XII] 1-63 (64-65) 66-68 (69) 70-71 (72-73) 74-76 (77) 78-86 (87) 88-89 (90) 91-117 122-123 120-123 112 [IV bl.] ; (I2) mal signé L2. Marque sur le titre (55 mm). Lettrines, bandeaux typographiques ; caractères italiques.

Tirant son titre du silène évoqué par Platon dans le Banquet, l’ouvrage de Girolamo Vida, dédié au comte Raimondo della Torre († 1623) [1], est un dialogue entre Mercure et Silène, qui évoque les métamorphoses du dieu. Mercure passe des formes élémentaires, le feu et le vent, à travers tous les degrés de la vie, minéral, végétal et animal, pour parvenir à la forme humaine, dans tous ses aspects, matériels et spirituels. Cette métamorphose culmine en une forme idéale, où se réalise la félicité, identifiée à celle de l’amant, qui éprouve intérieurement l’amour et le fait connaître à l’extérieur par ses paroles et ses actions. Le dialogue, lié à la tradition idyllique, est pour son auteur l’occasion de longs développements érudits, scientifiques et philosophiques, qui célébrent l’amour.

Le Sileno est suivi des Rime de Girolamo Vida seize sonnets, 37 madrigaux, une canzone et une pièce en dix stanze. Les madrigaux confirment la place que Vida accordait à la musique. Ainsi que l’indique la dichiarazione établie par Ottonello de’ Belli [2], les pièces ont pour destinataires Giacomo Soranzo, Cesare Simonetti, Lavinia Farnese Pallavicino [3], Lucilla Verlata, Giacomo Zarotti. Trois pièces déplorent la mort de Vittoria Corambona, du cardinal Luigi d’Este [4], de Bartolomeo Liviera.

Giorgio Greco était établi à Vicence entre 1580 et 1605, et il produisit près de 60 ouvrages. Il imprima l’édition de Vida pour les libraires Alciato de’ Alciati, actif à Padoue entre 1589 et 1596, et Pietro Bertelli, actif à Venise, à Padoue de 1589 à 1596 et à Vicence, de 1589 à 1620.

Hauteur : 146 mm. Parchemin rigide, pièce de titre au dos, tranches bleues (Reliure du XVIIIe siècle).

Provenance : signature au f. I6 v° : Ferd. Parsn 1695 ; ex-libris armorié gravé William Graves Esq. [Quaritch, p. 14].

→ Vaganay (non recensé) ; BL, 724 ; Ascarelli-Menato, p. 450 et 469 ; Boullier, p. 126 (incomplet) ; DTE, I, 1, 16 (Alciati) ; 124 (Bertelli).

[1Fils de Francesco della Torre et de Livia d’Arco, Raimondo della Torre ou von Thurn, fut capitaine de Gorizia ; créé comte du Saint-Empire, il fut ambassadeur impérial à Venise en 1593.

[2Concitoyen de Vida, Ottonello de’ Belli est l’auteur d’une pièce satirique, Lo Scolaro (Padoue, L. Pasquati, s.d. mais 1588).

[3Fille naturelle d’Ottavio Farnese, duc de Parme, née en 1560. Elle épousa en 1578 Alessandro Pallavicino di Zibelo.

[4En 1586.

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