CYNTHII/ ioannis baptistae gyraldi/ ferrariensis/ de obitv divi alfonsi estensis/ principis invictiss./ epicedion./ hercvles estensis dvx salv-/tatvs. sylvarvm liber vnvs./ epigrammaton libri dvo./ eivsdem svper imitatione epi-/stola./ coelii calcagnini ad evndem/ svper imitatione commen/tatio perqvam elegans./ lilii gregorii gyraldi episto-/la bonae frvgis refertis/sima./ [fleuron].
[souscription] ferrariae ex francisci roscii/ ferrariensis libraria/ officina ad. iiii. idvs/ novembr. m.d.xxxvii.
Grand in-8 [116] feuillets signés A-O8 P4 non chiffrés. Fleuron sur le titre ; caractères italiques.
Première édition collective des Carmina de Giovanni Battista Giraldi Cinzio. Elle recueille les pièces composées pour la cour de Ferrare au moment du décès du duc Alfonso I, en 1534, et l’avènement du duc Ercole II [1]. Le volume contient une première section composée de trois pièces liminaires (de Lilio Giraldi à Cinzio, à Ercole II, au comte Galeazzo Estense Tassoni [2]), et de 50 pièces de différente longueur et de mètres variés, saluant le nouveau duc de Ferrare au nom des principales personnalités de la ville et de la cour : Renée de France, Jacopo Acciaioli, Jacopo Alvarotti et Francino, secrétaires, le comte Andrea Archi, Diana Ariosti [3], Augustinus Mediola[nensis] legat, Marcantonio Begazio, Ercole Bentivoglio, Scipione Bonleoni, Antonio Musa Brasavola [4], Girolamo Brasavola, Celio Calcagnini, Matteo Casselli, Lodovico Cato [5], le comte Paulo Con[e]stabile, Anna et Alfonso d’Este [6], Francesco d’Este [7], Ippolito d’Este [8], archevêque de Milan, Leonarda d’Este [9], Gorone Estense [10], Galeazzo Estense Tassoni, le comte Alessandro Farufino, Bartolomeo Ferrini [11], Mesino Fornio, Antonio Gallo, Gillinus, évêque, Opizo, Remo et Alessandro Guarini, secrétaires, Ippolito Machiavelli, médecin, Maria Noiana, Anna Parthenia [12], Renée Parthenia, Marco Pio [13], Bartolomeo Prosperi, secrétaire, Qualinus, Antonio Romei, Ettore Sacrati, le comte Camillo Tassoni, Alfonso Trotti, Ercole Trotti, Alfonso Turco [Turchi] [14], le comte Ercole Turchi Berlingeri [15], Francesco Villa.
Suit un livre de silves, composé de 21 pièces diverses sur des sujets variés : déploration du chien Artusio, épître au pape Paul III, épithalame pour les noces de Tommaso Manfredi et Bartolomea Benzi, églogues au duc Ercole II (2), pièce funèbre à la mémoire de Giovanni Mainardi, églogue funèbre à la mémoire du même et de Lodovico Bonaccioli, églogue pour le mariage de Bartolomeo Prosperi et Beatrice Prisciana ; autre pour les noces de Francesco [Guarini] et Orsina Machiavelli [16] ; à Victoria Piscaria [17] ; pièces spirituelles dont un hymne sur une statue de Saint Jérôme ; épîtres en vers et en prose à Galeazzo Estense Tassoni ; épitre en prose à Antonio Musa Brasavola, datée des Calendes d’août [1er août] 1536 ; autre à Alfonso Guarino, du 12 des Calendes d’octobre 1537 [20 septembre] 1537. Le livre d’élégies est composé de huit pièces diverses, dont une pièce sur la mort de Delia Damiana Machiavelli, autres adressées à Lodovico Bonaccioli, Celio Calcagnini, Giovanni Mainardi, deux élégies contre un médisant, autre sur le retour d’Ercole II. Le premier livre des épigrammes contient 58 pièces, le second livre, 52 pièces, concernant ou adressées en particulier à Ercole II, Renée d’Este [Renée de France], Caterina Aquila, Diana Ariosti, Anna Bereguarda, Fulvio Baldassare Bardelli, Pietro Bembo, Celio Calcagnini, Alfonso d’Este, Camilla Giraldi, Lilio Gregorio Giraldi, Georgio Lossano, Giovanni Mainardi, Cassandra Minota, Annibale Rivale, Francesco Sarraceni, Giovanni Stancaro, Alberto Turco [18].
Le volume est complété par le traité De imitatione de Celio Calcagnini, qui sera réimprimé dans les Poematia de Giraldi (Bâle, Winter, mars 1540) et dans les Opera aliquot (Bâle, Froben, 1544) de Calcagnini. A l’opposé de Giraldi, qui avait pris position en faveur d’une stricte imitation cicéronienne, Calcagnini proposait une imitation « adulte », suivant les suggestions d’Erasme. Au delà des positions concernant l’imitation, le débat mettait en question la primauté de Cicéron, dont Calcagnini avait critiqué le style, soulignant des imperfections dans le plus admiré de ses traités, le De officiis. Marcantonio Maioragio prit à son tour part à ce débat dans ses Decisiones XXV quibus M. Tullium Ciceronem ab omnibus Caeli Calcagnini criminationibus liberant (Lyon, 1544).
L’imprimeur Francesco Rosso avait repris la succession de son père Lorenzo, et il imprima de 1521 à sa mort en 1576 de nombreux ouvrages, dont l’édition définitive de l’Orlando furioso, en 1532 et le De Ferraria et Atestinis principibus commentariolum de Giraldi, en 1556.
Hauteur : 207 mm. Veau blanc, dos à trois nerfs, titre calligraphié, traces d’attaches (reliure de l’époque).
Provenance : le volume a été paginé par une main du XVIe siècle et porte 27 corrections manuscrites correspondant à l’errata, lui-même corrigé, d’une main qui peut-être celle de Giraldi.
→ Brunet, II, 1606 ; BL, 305 ; Weinberg, 100-102 ; Ascarelli-Menato, p. 68-69 ; Panizzi, 2710 ; Fahy, p. 182, [n° 2] ; Edit16 (24 exemplaires).