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MANUZIO (Aldo il Giovane), Eleganze… (1580)

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ELEGANZE | insieme | CON LA COPIA | DELLA LINGVA | TOSCANA, E LATINA, | Scielte da Aldo Mannuccio : | utilissime | al comporre nell’una, e l’altra lingua. | Con l’aggiunta | di CCCCLXXXVIII. nuoui Capi | necessarijssimi : | Et con tre nuoue Tauole. | ALL’ILL. ET ECC. S. | hieronimo | boncompagno. | In Venetia, mdlxxx. Con Priuilegi.

In-8°, [88], 414, [2], feuillets signés [astérisque]⁸ [fleuron]⁸ a-b⁸, ²a⁸b⁴ A-2C⁸, caractères italiques et romains.

Réédition de l’œuvre parue à Venise en 1556 auprès de l’atelier de son père Paolo, et plusieurs fois augmentée (19 rééditions sont recensées). Aldo Manuzio le jeune (1547-1597) est le petit-fils du célèbre l’imprimeur vénitien du même nom, qui fut notamment le premier à utiliser les caractères italiques, le format ‘de poche’ (in-8°), et qui imprima la « Divine comédie » préparée par Pietro Bembo.
On reconnaît généralement à Manuzio une précocité extraordinaire, notamment pour la composition de ses Eleganze à 9 ans seulement. L’œuvre, dédiée à l’humaniste bolognais, archevêque de Ragusa et ami de Pietro Bembo Ludovico Beccadelli, a comme objectif l’illustrer les poètes latins et toscans et s’adresse, comme le souligne l’auteur, tant aux jeunes de son âge qu’aux lecteurs plus expérimentés. L’oeuvre, organisée de manière alphabétique, présente une liste de mots notables accompagnés d’une définition en contexte, illustrée par une citation latine.
Durant ces années, en plus de la publication de son traité Orthographiae ratio, ab Aldo Manutio, Pauli f. collecta (1561), l’activité d’Alde est principalement dédiée à l’édition. Il participe dans un premier temps, aux côtés de son père, à la correction des lettres de Cicéron (1561). Transféré à Rome à partir de 1561, Manuzio publie d’importantes œuvres latines comme la Conjuration de Catilina de Salluste (1563), dédiée au Collège de Rome, le Commentaire sur la Guerre des Gaules de Jules César (1566), l’Histoire romaine de Velleius Paterculus » (1571), accompagnée de riches notes érudites, ainsi que le commentaire à L’art poétique d’Horace (1576). Il compose également la préface de l’Amina de Torquato Tasso, imprimée en 1580 sans l’approbation de l’auteur.
À la suite de son activité éditoriale, la reconnaissance de l’érudition de Manuce le porte, en 1576, à la nomination dans l’Ordre des secrétaires de la République de Venise et comme lecteur de la Chancellerie. C’est cette fonction didactique qui occupera la deuxième partie de sa vie. Dès 1583, il occupe la fonction de lecteur public à la « Scuola di S. Marco » de Venise mais, peu satisfait, il se transfère à Bologne en 1584. Il est ensuite appelé à Pise en 1586, notamment en signe de reconnaissance pour l’élogieuse œuvre sur Côme Ier, imprimée la même année à Bologne. À partir de 1588 Manuzio se transfère à la Sapienza de Rome puis, en 1595, inaugure une collaboration avec l’imprimerie du Vatican. Manuzio meurt à Rome le 24 octobre 1597.

Edit16 (21 exemplaires).
Bibl. : A.A. Renouard, Annales de l’imprimerie des Alde,… Paris, 1834, p. 227, n. 3 ; T. De Marnis, Enciclopedia italiana ; E. Russo, DBI.

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