[bandeau]/ L’VLISSE/ di m. lodovico dolce/ da lvi tratto/ dall’odissea d’homero/ et ridotto in ottava rima/ nel qvale si raccontano tvtti gli/ errori, & le fatiche d’Vlisse dalla partita sua di Troia, fino al ritorno/ alla patria per lo spatio di uenti anni./ con argvmenti et allegorie a ciascvn/ Canto, cosi dell’Historie, come delle Fauole, & con due Tauole: una/ delle sententie, & l’altra delle cose piu notabili./ [fleuron]/ con privilegi./ [marque: semper eadem]/ in vinegia appresso gabriel/ giolito de’ ferrari./ m d lxxiii.
In-4° [104] feuillets signés *8 A-L8 M6 paginés [XVI] 186 [II]. Marque sur le titre (91 mm); autre au verso du dernier feuillet (76 mm); f. *8 v°: portrait gravé; 20 vignettes gravées (47 x 87 mm) dans des encadrements à motif de grotesques, en tête de chaque chant; les argomenti sont dans des encadrements; ces vignettes et ces encadrements avaient déjà été utilisés dans Achille e Enea (voir ci-dessus); ils proviennent de l’Orlando furioso publié par Giolito en 1542; bandeaux; fleurons, lettrines; caractères italiques.
Adaptation de l’Odyssée par Lodovico Dolce; elle se joint à ses traductions de l’Iliade et de l’Enéide publiées en 1570. Le volume, dédié à Domenico Ragnina[1], est bien imprimé et rare; c’est, selon Bongi, son seul mérite. Le poème semble avoir été composé à la hâte. L. Bolzoni a toutefois montré la fortune de ce livre de vulgarisation, liée à la conjonction du texte et des images, alors même que celles-ci n’étaient que la reprise de l’illustration de l’Orlando furioso. En 1585, Ulisse Aldrovandi fit décorer sa villa d’un cycle peint accompagné d’inscription tirées du poème de Dolce[2].
Hauteur: 224 mm. Parchemin (reliure de l’époque).
→ Gamba, 1359; Brunet, II, 790; Bongi, II, p. 335-336; Hastings Jackson, 881b; BL, 331 (3 exemplaires); Boullier, p. 55; Ascarelli-Menato, p. 373-375; Panizzi, 1980; Edit16 (44 exemplaires).
Notes
- Domenico Ragnina, ou Dinko Ranjina, gentilhomme de Raguse, et poète. Plusieurs de ses sonnets ont été publiés dans le Secondo volume delle rime scelte di diversi autori (Venise, 1587). ↩
- Voir L. Bolzoni, « Parole e immagini per il ritratto di un nuovo Ulisse: l’invenzione dell’Aldrovandi per la sua villa in campagna », dans Documentary Culture. Florence and Rome from Gran Duke Ferdinand I to Pope Alexander VII, éd. E. Cropper, Bologna, 1992, p. 317-348. ↩