MAGNO (Celio), Deus canzone spirituale (1597)

16 octobre 2025

DEVS/ canzone/ spiritvale/ di Celio Magno./ Con un Discorso sopra di quella dell’Eccellen-/tissimo Signor Ottavio Menini./ Vn Commento dell’Eccellentissimo Signor/ Valerio Marcellini, &/ Due Lettioni dell’Eccellentissimo Signor/ Theodoro Angelucci./ con privilegio./ [marque: charitas]/ in venetia, m. d. xcvii./ Appresso Domenico Farri.

In-4° [86] feuillets signés +4 ++4 A-S4 T6 chiffrés [VIII] 78; T3 et T4 intervertis dans l’exemplaire décrit. Marque sur le titre (55 mm); bandeau à la Charité; fleurons de divers types dont un fleuron azuré au chiffre d.f.; lettrines; caractères romains.

En 1574, Celio Magno, alors secrétaire d’Alberto Badoer[1], ambassadeur de la République de Venise en Espagne, composa six canzoni spirituelles. L’une d’entre elles, Deus, suscita encore, vingt-deux ans plus tard, l’intérêt des amis du poète, réunis sous le patronage d’Orsatto Giustinian, et elle fit l’objet d’une édition, augmentée des savants discours, commentaires et leçons d’Ottavio Menini[2], Valerio Marcellini[3] et Teodoro Angelucci[4], ce dernier, médecin et membre de l’Accademia venetiana. Le commentaire de Menini avait été présenté à Murano, devant une « compagnia di gentilhuomini letterati », parmi lesquels, les sénateurs Giorgio Gradenigo et Orsatto Giustinian. Une suite de leçons supplémentaires sur les dix dernières stances est annoncée à la fin des Lezioni d’Angelucci, mais elle ne semble pas avoir été publiée.

Hauteur: 218mm. Vélin rigide; pièces de titre, rouge et noire, gardes peignées; tranches bleues (Reliure du XVIIIe siècle).

→ Gamba, 1501; Ascarelli-Menato, p. 379; DTE, I, 424-428; Edit16 (40 exemplaires).


Notes

  1. Fils d’Angelo Badoer et de Caterina Morosini, Alberto Badoer (1540-1592), fut successivement ambassadeur de Venise en Espagne (1575-1578) puis auprès de l’empereur Rodolphe II (1579-1582), podestà de Vérone, enfin ambassadeur à Rome.
  2. Originaire du Frioul, professeur à l’université de Padoue, Ottavio Menini († 1617) était lié à Paolo Sarpi. Il fit paraître ses propres poésies en 1613 (Venise, Deuchino); il est également l’auteur d’un Discorso sur l’Angeleida d’Erasmo di Valvasone.
  3. Juriste vénitien auteur d’un recueil de nouvelles, Il Diamerone (Venise, Giolito, 1564).
  4. Originaire de Belforte Castello, dans la Marche d’Ancône, Teodoro Angelucci (1540-1600) enseigna à Trévise, et il défendit un aristotélisme rigoureux dans une polémique qui l’opposa à Francesco Patrizi. Quelques unes de ses rime ont été recueillies dans les Rime piacevoli di sei begli ingegni (Vicence, greco, 1603); il est également l’auteur d’une traduction en endecasillabi sciolti de l’Enéide (Naples, Ciconio, 1649).