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MELINI (Pietro), In Celsi Melini funere amicorum lacrimæ (1519)

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in celsi archelai melini/ fvnere/ amicorvm/ lacrimae.

[souscription] Impressit Romae Ia. Mazochius.

Petit in-4° [34] feuillets signés A4 B6 C4 D6 E4 F4 G6 non chiffrés. Petites lettrines à fond noir ; les lettrines n’ont pas été imprimées aux feuillets B3, D3, G3.

Tombeau poétique en mémoire de Celso Melini (1500-1519), procuré par son frère Pietro Melini [1]. Petit-neveu du pape Innocent VIII [2], Melini s’était fait connaître tout jeune par une violente polémique contre l’humaniste Christophe de Longueil [3]. Son tombeau recueille 40 poèmes en latin et un en grec des poètes appartenant au cercle romain du dataire pontifical Gian Matteo Giberti, plus tard évêque de Vérone, à qui le volume est dédié. Le poème de Girolamo Nigri rappelle que le malheureux Melini avait été emporté par un torrent en crue.

Les différents auteurs sont Janus Calvus [Giovanni Calvo, de Sienne], Marco Antonio Casanova, Hieronymus Corfinus [Girolamo Corfino, de Vérone], Nicolaus Chorus Valerianus [Nicola Cori], Petrus Cursius Carpinetanus [Pietro Corsi, de Carpineto], Lilio Gregorio Giraldi [4], Io. Baptista Justinus Tifern. [Giovanni Battista Giustini], Giovanni Benedetto Lampridio [5], de Crémone, Léon X [Giovanni de’ Medici], Pietro Melini, Francesco Maria Molza, Hieronymus Niger [Girolamo Nigri, de Venise], Jo. Franciscus Philomusis [Giovanni Francesco Superchi, dit Philomusis], de Pesaro, Gabrielis Rubimontius, Faustus Sabeus [Fausto Sabeo], de Brescia [6], Giovanni Battista Sanga, Guidus Posthumus Silvester [Guido Silvestri], de Pesaro, Laomedon Tardolus Camer. [Laomedonte Tardoli] [7], Io. Pierius Valerianus [Giovanni Pietro Valeriano] [8], Antonius Valla Teanen. [Antonio Valla], Hieronymus Vida [Marco Girolamo Vida] [9], J[anus] Vitalis Rubimontius [Gianni Vitali], de Palerme [10], Perseus Volteus [Perseo Voltei, de Bologne], Petrus Zanchus [Pietro Basile Zanchi] [11] ; quatre pièces sont anonymes.

Originaire de Brescia, Giacomo Mazzochi exerça comme imprimeur, de 1506 à 1524, à Rome, via del Pellegrino, où il publia plusieurs ouvrages des membres de l’Accademia romana.

Hauteur : 195 mm. Demi- maroquin noir, plats cartonnés (reliure moderne).

Provenance : inscriptions anciennes, en latin et en italien, sur le dernier feuillet blanc ; ex-libris et cotes du Harvard College Library Fund George L. Lincoln, [18 ou 1995] ; cachet de sortie de la bibliothèque Harvard ; collationné complet par Bernard Quaritch.

→ Ascarelli, Mazzocchi, 130 (4 exemplaires à Rome) ; Rhodes, Early Italian Printing, p. 107-110 ; Ascarelli-Menato, p. 96-97.

[1Celui-ci est surtout connu pour un duel, qui l’opposa à Giulio Porcari. La famille Melini ou Mellini, établie à Rome, avait un palais près de la via dell’Anima ; elle avait donné un cardinal, Giambattista, en 1476. Sur Celso Melini, voir D. Gnoli, Un giudizio di lesa romanità sotto Leone X. Aggiuntevi le orazioni di Celso Melini e di Cristoforo Longolio, Rome, 1891.

[2Giovanni Battista Cybo, de Gênes, pape de 1484 à 1492.

[3Humaniste belge, né en 1490 à Maline, protégé de Reginald Pole, à Padoue, il participe à la querelle du cicéronianisme et se rallia aux côtés de Bembo, contre Erasme et Vivès ; il mourut en 1522 ; ses Orationes duæ de defensione sua ont été publiées en 1524 à Florence.

[4Humaniste originaire de Ferrare, Lilio Gregorio Giraldi (1479-1552) vécut à Naples et à Milan. Protonotaire apostolique sous Clément VII, il fut ruiné durant le sac de Rome et finit sa vie dans la misère. Il est connu pour son Historia de deis gentium.

[5Sur cet auteur, voir B. Lampridio, Carmina, Venise, G. Giolito de’ Ferrari, 1550.

[6Préfet de la Bibliothèque vaticane. Ses Epigrammatum libri V ont été publiées en 1556 (Rome, Dorico).

[7Peut-être membre de la famille Tardoli, de Sanseverino, dans les Marches.

[8Originaire de Belluno, Giampietro Valeriano Bolzani (1477-1558), surnommé Pierius par allusion aux Piérides, était un protégé du cardinal Giovanni de’ Medici, qui lui confia l’éducation de ses neveux Ippolito et Alessandro. Il est l’auteur d’un recueil d’Amorum libri VI (Venise, Giolito, 1549) et surtout d’un traité des Hieroglyphica (Bâle, 1556). On lui doit également un curieux discours De infelicitate litteratorum.

[9Sur cet auteur, voir M. G. Vida, Christiados, Crémone, L. Britannico, 1535 ; Poemata omnia, Crémone, G. Muzio & B. Locheta, 1550 ; Poetica, s.l.n.n. [Venise, G. Grifi], n.d. ; Opera, Lyon, héritiers S. Gryphius, 1559.

[10Gianni Vitali (1485-1560) venait de publier en 1516 des In divos archangelos hymni.

[11Sur Pietro Basile Zanchi, voir P.B. Zanchi, Poematum libri VIII, Bâle, J. Oporinus, s.d.

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